LEGUIDO1: SOMMAIRE Numéro 1 - Juin 2003 ESSAOUIRA REMERCIEMENTS André EUGENE Directeur de publication, Sylvie BRIGNON Rédactrice en chef, Rachid HAJBI Commercial Tiennent à remercier vivement: - Son excellence, Monsieur l’ambassadeur de Sa Majesté le Roi du Maroc en Côte d'Ivoire et son conseiller économique, - Monsieur le Gouverneur de la province d'ESSAOUIRA , et son chef de cabinet, - Messieurs les directeurs: de la Chambre de commerce et d'industrie de Marrakech, du Centre régional d'investissement de Marrakech, de la Chambre de commerce et d'industrie d'Essaouira, - Monsieur le délégué au tourisme de la province d'ESSAOUIRA, - Monsieur le délégué à la culture de la province d'ESSAOUIRA, - Monsieur le directeur de l'Alliance Franco-Marocaine d'ESSAOUIRA, - Monsieur le président de l'association ESSAOUIRA-MOGADOR, - Tous les annonceurs nous ayant fait confiance pour ce premier numéro, - Toutes celles et ceux non cités ici, pour l'aide, les conseils ou suggestions qu'ils nous ont apportés pour la réalisation de ce projet qui, nous l’espérons servira au développement continuel de cette merveilleuse ville: PROVERVE Il n'y a qu'un certain château que je connais, où il fait bon être enfermé… Il faut plutôt en mourir que d'en rendre les clefs… C'est Mogador en Afrique". Paul Claudel, "Le Soulier de satin". Préface de Monsieur le Gouverneur d'ESSAOUIRA Bienvenue à cette nouvelle publication "Le GUIDO" qui vient enrichir et renforcer la communication en mettant à la disposition des visiteurs marocains et étrangers des informations utiles, riches et variées..... LE HAMMAM Pour cette première rubrique, s’il fallait choisir un thème ce ne pouvait être que celui du… HAMMAM. MUSIQUE Le Maroc est un pays de contrastes, sa musique en est le reflet qui tire ses origines de courants Occidentaux , Arabes, Berbères et Africains. Mais quel que soit le mode d’expression, L’Islam est partout présent et Dieu est chanté et invoqué dans tous les poèmes musicaux.... FESPACO Le cinéma marocain a remporté deux distinctions à cette édition du Festival. Une mention spéciale dans la catégorie des courts métrages a été attribuée au film "Le silence violé", de Mohamed Ahmed Bensouda, alors que le prix de la meilleure œuvre de fiction dans la catégorie TV-Vidéo a été décerné à "Tanger, le rêve des brûleurs", de Leila Kilani.... HISTOIRE D'ESSAOUIRA Essaouira ou Mogdoul, (sorte de tour ronde) du nom donné au site par les lointains fondateurs Carthaginois de ce mouillage antique, signifiait alors l’existence sur la côte atlantique d’un comptoir de commerce important où, entre autres miel, cuirs, tissus , épices on devait trouver de l’ivoire ou de la poudre d’or….. L'ARGANIER Arbrisseau épineux, à petites feuilles coriaces alternes, à fleurs latérales et pédonculées, habitant l’Afrique du nord. Le domaine géographique de l’arganier est très limité. Cet arbre est absolument inconnu en dehors du Sud marocain, où il pousse entre la côte de l’Atlantique et les pentes du flanc méridional du Haut Atlas jusqu’à plus de 1300 m..... LA NOUBA Lorsqu'une langue " emprunte " des mots venus d'ailleurs, elle s'enrichit de mille façons..... ACTUALITES Symposium International de Sculpture. ART'COM. Festival "Printemps Musical des Alizés". Vu dans la presse. EDITO Le Guido Nro 1 Edito Faites vos commentaires sur la page Donnez une description de la page Félicitations A l’occasion de la première parution du magazine "Le Guido" , son équipe adresse ses félicitations à Sa Majesté le Roi Mohamed VI et à la Princesse Lalla Salma pour la naissance de leur fils le Prince héritier "Moulay el Hassan". PREFACE Bienvenue à cette nouvelle publication "Le GUIDO" qui vient enrichir et renforcer la communication en mettant à la disposition des visiteurs marocains et étrangers des informations utiles, riches et variées. "Le GUIDO" est un guide pratique qui présente d’une façon agréable les multiples facettes de la ville et de ses environs ainsi que les énormes potentialités économiques, ce qui va contribuer davantage à une meilleure connaissance de son patrimoine économique, historique et culturel et son apport à la civilisation et au rapprochement entre les peuples. Cette initiative à laquelle je souhaite plein succès et bonne continuation mérite d’être encouragée. Abdeslem BEKRATE Gouverneur de la Province d’ESSAOUIRA EDITO Essaouira ville d’ouverture, de tolérance, lieu d’innovations, a toujours réuni des habitants venus d’horizons les plus divers, ce qui en fait sa richesse culturelle. Suwaïra, « La petite forteresse », ville atlantique et saharienne, navigue entre dunes et écumes, invite au voyage et à la connaissance. Cité dont le développement s’est accru ces dernières années, véritable appel à la découverte, cité inspirée, elle voit le nombre de ses visiteurs augmenter de manière constante. La ville et ses environs riches des savoirs faire, des modes de vie, des cultures, de l’accueil de sa population, des initiatives locales et nationales toujours plus nombreuses, rendaient nécessaire un journal d’informations destiné aux résidents, marocains et étrangers, ainsi qu’aux touristes. Numéro après numéro « le Guido » offrira une suite d’articles qui permettront à chacun de découvrir ou de redécouvrir Essaouira et sa région : informations pratiques, informations culturelles, programmations des activités du mois, histoire de la ville, visites touristiques, petits moments de la vie souiria, autant de regards croisés sur la population, ses artisans, ses petits métiers, ses artistes. Chaque mois, une sélection d’articles consacrés à différents sujets vous sera offerte. Essaouira ville d’ouverture, de tolérance, lieu d’innovations, a toujours réuni des habitants venus d’horizons les plus divers, ce qui en fait sa richesse culturelle. Suwaïra, « La petite forteresse », ville atlantique et saharienne, navigue entre dunes et écumes, invite au voyage et à la connaissance. Cité dont le développement s’est accru ces dernières années, véritable appel à la découverte, cité inspirée, elle voit le nombre de ses visiteurs augmenter de manière constante. L’objectif recherché en créant ce journal : faire partager le lieu, partir de l’originalité marocaine de la ville pour un dialogue entre les cultures, un enrichissement de sa propre culture et de la culture des autres, refléter le cosmopolitisme de la cité et sa richesse historique, mettre en valeur les uns et surprendre les autres, raviver des émotions et susciter des désirs de connaissances, de découvertes. Notre vœu est qu’à chaque parution votre intérêt reste intact. Nous n’avons pas l’ambition de remplacer vos lectures habituelles, notre souhait étant de vous informer, de vous divertir et, également de vous écouter. Vos critiques et suggestions seront les bienvenues ; n’hésites pas à nous écrire à : Rédaction « Le Guido » B.P. 283 44 000 ESSAOUIRA Mode Beauté Le Guido Nro 1 Edito Faites vos commentaires sur la page Donnez une description de la page Le HAMMAM Pour cette première rubrique, s’il fallait choisir un thème ce ne pouvait être que celui du… HAMMAM Nom évocateur s’il en est, des raffinements apportés aux soins du corps et du bien être physique donc…. de l’esprit ! Pendant oriental des thermes grecs et romains , la cérémonie du « bain » prend une ampleur inégalée avec l’avènement de l’islam. Etablissements à chaleurs humides, « Source de chaleur » en Arabe, , incontournables dans les pays orientaux, on trouve des hammams dans chaque quartier important. Au temps de sa splendeur, on en comptait près de 30000 à Bagdad ! Autrefois, les femmes y passaient la journée entière, y mangeaient, s’y distrayaient, bavardaient. Véritables lieux de vie, ils accomplissaient un rôle un peu comparable au café pour les hommes. Ils restent aujourd’hui un espace de beauté complet dont, au-delà du geste d’hygiène, il faut savoir apprécier et prolonger tous les instants. Simplement munis d’une serviette, on entre dans la ou les salles de vapeur ; après une aspersion d’eau chaude et un savonnage, on se laisse imprégner par l’ambiance particulière des lieux tandis que notre peau s’assouplit ; une fois les pores bien dilatés, intervient la masseuse qui frictionne « fermement » de la tête aux pieds avec le « kess » ou « kassa ». Gant de massage traditionnel en tissu granuleux, il est soit offert soit vendu mais l’on peut s’en procurer dans tous les souks ainsi que la « marka » ou pierre ponce artisanale, indispensable aux soins des pieds. Un masque capillaire et corporel de « rhassoul » peut être appliqué ensuite selon la nature de la peau. Cette argile minérale naturelle est issue des seuls gisements connus dans le monde, situés en bordure du Moyen Atlas. Ainsi poncés et exfoliés corps et visage sont ensuite longuement enduits de savon noir à l’huile d’olives . Sous forme de pâte brune, il ne subit aucun traitement chimique et sa formule sans colorant ni parfum convient à toutes les peaux . Toujours enveloppé de vapeur humide, , le corps adouci, purifié, assaini peut maintenant être longuement massé à l’huile d’Argane aux mille vertus, spécialité de la région, exceptionnellement riche en vitamine E, dont un flacon saura remédier à tous les problèmes de peau, cheveux ou ongles dans le secret de notre salle de bains. Détente…..Rêverie…. au Hammam le temps ne compte pas…..épilation, maquillage peuvent compléter un moment magique dans ce lieu où le culte du corps est à l’honneur. On en sort entièrement régénéré ! ART ET CULTURE Le Guido Nro 1 Les beaux jours sont de retour, et avec eux une suite d’évènements musicaux qui enchantent les mélomanes plus ou moins avertis. Chez nous, c’est avec un succès grandissant que s’est produit le Printemps Musical des Alizés du 24 au 27 Avril ; à Fès aura lieu du 6 au 14 Juin, le 9° festival des musiques sacrées dont la réputation n’est plus à faire, quant à notre retentissant Festival du GNAOUA, il est annoncé pour le 27 Juin ! C’est donc sur un fond sonore que nous parlerons de: LA MUSIQUE MAROCAINE Le Maroc est un pays de contrastes, sa musique en est le reflet qui tire ses origines de courants Occidentaux , Arabes, Berbères et Africains. Mais quel que soit le mode d’expression, L’Islam est partout présent et Dieu est chanté et invoqué dans tous les poèmes musicaux. Il faut distinguer 3 genres: très rythmée, la plupart du temps d’expression Berbère. Elle chante la vie quotidienne des gens. - Le « ddikr » par exemple est un chant d’inspiration religieuse qui a une place importante dans toutes les étapes de la vie agricole, labours, moissons, travail de la laine etc.. I - La musique rurale: La musique de danse est associée à de grandes fêtes collectives et se différencie par 2 grandes traditions : les Ahwash et les Ahidus . Assez semblables, ces deux styles se différencient par les instruments utilisés. Seul le Bendir pour l’Ahidus ; Allun , Ganga et parfois tal’wwatt (flûtes) pour l’Ahwash. Le début du siècle dernier a vu l’apparition de musiciens itinérants qui jouent le rôle de messagers. II - La musique citadine: d’origine arabo-andalouse a été amenée au Maroc à partir du IX° siècle, on l’appelle Al-ala , son grand maître en est le virtuose, connu sous le nom de Ziriab, qui a inventé le système des fameuses Noubas. - Il existe 11 « noubas » marocaines qui régissent encore aujourd’hui les formes , les genres et les modes de la musique Classique. Les thèmes les plus fréquents sont la femme et l’amour. - Le Malhoun , typiquement marocain , est la musique favorite du peuple. Cet art poétique, issu du précédent, utilise l’arabe dialectal avec des chants populaires sur des rythmes andalous. III – La musique de transe: Elle émane directement des confréries « Soufis » pour lesquelles la transe tient une grande place dans la quête spirituelle et vise la communion directe entre l’homme et Dieu. On obtient plus facilement la transe par la musique. Au Maroc, on distingue 2 confréries, celle des Aissawas, dans la région de Fès et Meknès et celle des Gnaouas, d’origine Africaine,plus spécifique à notre région et dont l’histoire sera à l’honneur dans notre prochain numéro. Aujourd’hui, la jeunesse Marocaine se trouve en phase avec une musique contemporaine, influencée par le raï Algérien et le reggae ,mais les rythmes gnaouas et les instruments traditionnels restent très présents, mêlés à des instruments électroniques. CINEMA FESPACO 2003 Le Guido Nro 1 Deux films marocains récompensés au Fespaco 2003. La 18ème édition du Festival du film panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco), la plus grande manifestation cinéma et de la télévision d'Afrique organisée du 22 février au 1er mars dans la capitale du Burkina Faso s'est achevée sur un palmarès distinguant surtout des cinémas d'auteur ou aux décors de bourgades sahéliennes. Le cinéma marocain a remporté deux distinctions à cette édition du Festival. Une mention spéciale dans la catégorie des courts métrages a été attribuée au film "Le silence violé", de Mohamed Ahmed Bensouda, alors que le prix de la meilleure œuvre de fiction dans la catégorie TV-Vidéo a été décerné à "Tanger, le rêve des brûleurs", de Leila Kilani. Le long métrage "Hèrèmakono" ("En attendant le bonheur") du Mauritanien Abderrahmane Sissako a obtenu l'Etalon de Yennenga, le Grand prix du Festival, ainsi que le prix du meilleur décor, décerné au Béninois Joseph Kpobly. "Hèrèmakono" pose sa caméra dans le vent sec et les dunes de sable de Nouadhibou, ville de la côte mauritanienne où le temps semble suspendu, dans les attentes palpables des personnages. L'espiègle petit Khatra (Khatra Ould Abdel Kader), dont le regard s'illumine du désir de devenir électricien, le vieux Maata (Maata Ould Mohamed Abeid), qui traverse le désert avec sa lumière, ou la femme griot (Néma Mint Choueikh), qui partage son art avec une petite fille, sous une tente... Le jury a apprécié la "dimension poétique et métaphorique" de ce film, qui est "une réflexion philosophique sur l'Afrique en devenir", a expliqué le président de la sélection, le réalisateur burkinabè Idrissa Ouédraogo. "L'Afrance", du Franco-Sénégalais Alain Gomis, a obtenu le prix Oumarou Ganda (meilleure première oeuvre), ainsi que le prix spécial de l'Union européenne, d'une valeur globale de 8 millions de francs CFA (12.200 euros). Le film, dont le titre est une contraction de l'Afrique et de la France, met en scène le tourment intérieur d'El Hadj (Djolof Mbengue), confronté à un dilemme: rentrer au pays, où il n'a pas remis les pieds depuis longtemps, ou rester en France, où il ne s'est jamais senti chez lui. "Kabala", du Malien Assane Kouyaté, qui a enlevé le prix spécial du jury du Fespaco et le prix du meilleur scénario, dresse le tableau d'une bourgade sahélienne dont l'unique puits se tarit inexorablement. Quant au cadreur éthiopien Abraham Haïlé Biru, il a reçu le prix de la meilleure image pour le film "Abouna" ("Notre père"), du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, dont les plans s'attardent sur des images de désert, d'une capitale écrasée de chaleur ou d'une bourgade paumée dans un pays sans accès à la mer, différentes étapes du parcours de deux frères lancés à la quête de leur père. Plusieurs spectateurs ont regretté l'absence dans le palmarès officiel de films au cachet plus "populaire". Parmi ces "oeuvres oubliées", figurent "Nha fala" ("Ma voix"), une comédie légère de Flora Gomes (Guinée-Bissau), "Madame Brouette" de Moussa Sène Absa (Sénégal), vu par beaucoup comme une "ode à la femme africaine contemporaine", et "Moi et mon Blanc" de Pierre Yaméogo (Burkina Faso), explorant des clichés de racisme ordinaire en Europe et en Afrique. La plupart de ces films avaient cependant été distingués par des "prix spéciaux" attribués par des "donateurs et partenaires" du Fespaco. La 19ème édition du Fespaco se tiendra du 26 février au 5 mars 2005. En Bref Le Guido Nro 1 Symposium International de Sculpture Le Symposium International de Sculpture s'est tenu, cette année, à Essaouira avec le soutien de l'Association Essaouira-Mogador, du 3 au 18 mai, véritable musée de plein air, à l'entrée de la ville près de Bab Sebaa. Les habitants et visiteurs de la ville auront pu suivre l'évolution de la taille de ces sculptures monumentales. Les œuvres des artistes venus d'Europe, du Liban et du Maroc seront conservées par la ville. La Cité des vents est également, de longue tradition, celle des sculpteurs sur bois et pierre. La cérémonie s'est déroulée à Dar Souiri le 17 mai dernier, Journée Mondiale des Musées. Le discours de Monsieur Kabbaj, dont la femme sculpteur, Ikram Kabbaj, est la créatrice de ce symposium, a débuté sur des mots de paix, de compréhension mutuelle, suite aux évènements de Casablanca survenus la nuit précédente. Après avoir précisé que la ville ainsi que les organisateurs de ce symposium, ne cédant pas à la psychose générée par le terrorisme, avaient décidé de maintenir cette cérémonie. Son discours, très applaudi, s'est conclu sur ces mots : " Nous sommes un pays de tolérance, d'ouverture…Cela se paie." Depuis dimanche 18 mai les sculptures sont exposées aux yeux de tous, dans le jardin public devant Bab Sebaa. ART'COM: Ecole de Design et de Communication, en collaboration avec la Délégation du Ministère de la Culture, a organisé Les Ateliers du Printemps. Dialogue entre design et artisanat du 12 au 20 mai 2003 à Essaouira "Printemps Musical des Alizés" Province d'Essaouira - Agenda 21 et les ateliers Bastion Ouest Cette manifestation, créée en 2001 par la Fondation Alizés, placée sous le signe de la tolérance et de la résistance, s'est tenue à Dar Souiri du 24 avril au 27 avril 2003. Des artistes de renom venus de tous les horizons s'y sont produits ainsi que les jeunes talents, stagiaires de l'Académie Alizés. Chants des Andalousies, J.S.Bach, Dimitri Shostakovitch, Rachmaninov, musique classique arabo andalouse… se sont côtoyés, dans des concerts de très grande qualité pour le plaisir de tous. Vu dans la presse: - " Mogador, station de charme et de culture ", dossier tourisme, revue Labyrinthes à la croisée des villes , N°5 avril-mai 2003 - " Essaouira, la médina des vents ", Couleurs Marrakech, N°1 avril-mai-juin 2003. HISTOIRE D’ESSAOUIRA Le Guido Nro 1 Essaouira ou Mogdoul, (sorte de tour ronde) du nom donné au site par les lointains fondateurs Carthaginois de ce mouillage antique, signifiait alors l’existence sur la côte atlantique d’un comptoir de commerce important où, entre autres miel, cuirs, tissus , épices on devait trouver de l’ivoire ou de la poudre d’or…..Vestige de ces temps reculés, le fort, reconstruit au XV° siècle mais dont le socle est bel et bien, de même origine que les constructions Carthaginoises. De cette époque, seul demeure le nom du Saint local Amogdoul. C’est le roi Maurétanien, JUBA II, qui en installant une fabrique de pourpre importante pour commercer avec les Romains, rendra célèbre les îles Purpuraires de l’actuelle MOGADOR. C’est le roi Maurétanien, JUBA II, qui en installant une fabrique de pourpre importante pour commercer avec les Romains, rendra célèbre les îles Purpuraires de l’actuelle MOGADOR. La POURPRE de GETULIE, très appréciée des notables Romains fit le malheur du fils de JUBA II. L’Empereur Caligula fit assassiner ce dernier dont la toge pourpre était plus brillante que la sienne. Rome continua l’exploitation du murex, coquillage dont était tirée la pourpre, environ jusqu’au IV° siècle après J.C . L’invasion Vandale qui effaça la présence des Romains dans de nombreuses contrées, vit la région d’Amogdoul retourner à ses premiers habitants, les autochtones du groupe des Masmouda. Dans cette région, les tribus Haha et Chiadma , sont regroupées sous le terme REGRAGA. Dans cette région, les tribus Haha et Chiadma , sont regroupées sous le terme REGRAGA. On affirme que ces Regraga, dont la foi était d’obédience chrétienne, ont converti toute la région à l’Islam, après que 7 d’entre eux soient aller rencontrer le Prophète en 630 après J.C Ils sont encore de nos jours des saints vénérés. Havre pour les bateaux de commerce arabe durant tout le Moyen-âge, le mouillage d’ Amogdoul abrita des corsaires qui pillaient les navires de commerce du XVI° au XVIII° siècle. C’est en 1505 que les Portugais construirent le Castello Real sur le site qu’ils baptisèrent MOGADOR. La région des Haha était alors prospère et la côte Marocaine très poissonneuse. Mais les tribus Regraga en harcelant continuellement les « envahisseurs », contribuèrent à l’évacuation de la forteresse 7 ans après. A part le nom, il ne resta rien du passage des portugais à Essaouira. C’est en 1505 que les Portugais construirent le Castello Real sur le site qu’ils baptisèrent MOGADOR. Le Bâtisseur de la « Cité des alizés » longtemps et toujours connue sous le nom de Mogador fut bel et bien Sidi Mohamed Ben Abdallah qui en 1764 lors de l’inspection de sa nouvelle cité énonça cette phrase célèbre…. « Quiconque entre dans cette ville, pauvre, la quitte prospère. Car dans cette cité, la richesse arrive d’horizons lointains….. » En 1957 la ville prit le nom que lui ont toujours donné les Marocains, ESSAOUIRA ou SOUIRAH ou TASSOURT pour les Berbères. La vision prophétique de son fondateur, fait que tout visiteur en repart « riche » de l’atmosphère culturelle et de l’harmonie qui se dégage de notre cité. Histoire de mots LA NOUBA Le Guido Nro 1 Langue française et langue arabe Lorsqu'une langue " emprunte " des mots venus d'ailleurs, elle s'enrichit de mille façons. Le français a emprunté (et gardé) une grande quantité de mots arabes. Ceux qui viennent spontanément à l'esprit sont ceux qui nous ont été apportés d'Afrique du Nord au moment de la colonisation comme toubib, bled, clebs, maboul, smala ou gourbi et d'autres encore, vocabulaire généralement réservé aux conversations familières. D'autres apports l'avaient enrichi auparavant de façon considérable, datant du Moyen Age et des croisades. D'autres encore sont les témoignages des connaissances scientifiques apportées à l'Occident par les savants arabes. Ce premier est d'actualité dans cette ambiance de fêtes, de musique, de festivals. NOUBA n.f. Est emprunté ( 1897 ) à l'arabe maghrébin nùba correspondant à l'arabe classique nawba " tour, tour de rôle ", d'où " service de garde " et " corps de troupe faisant à tour de rôle son service ", puis, par métonymie, " concert de musique qui a lieu périodiquement devant la maison d'un officier ou d'un dignitaire ", enfin " concert, fanfare, orchestre ". Le mot est passé par l'armée coloniale d'Algérie, avec le sens de " noce, fête " dans l'usage familier dès 1898 dans la locution faire la nouba, et en emploi libre ( une nouba )vers 1908-1912, ce sens étant diffusé par l'argot militaire pendant la guerre de 1914-1918. Toute page de sable écrite à l'eau des ruisseaux entre dunes et mirages plus loin que le soir en signe de rites magiques dans la pénombre masquée des saisons. POEMES Comme nul Désert de pierre et de peau aux sillons creux des âges le parcours tranquille des dunes en marche dans le sang des siècles comme l'écriture des mirages chevalés de soleil rouges et d'aspics immuables comme le livre blanc qui ferme ses pages sur la tombe des marabouts Abdelhak Serhane " Les Dunes paradoxales ". TOURISME L’Arganier Le Guido Nro 1 Arbrisseau épineux, à petites feuilles coriaces alternes, à fleurs latérales et pédonculées, habitant l’Afrique du nord. Le domaine géographique de l’arganier est très limité. Cet arbre est absolument inconnu en dehors du Sud marocain, où il pousse entre la côte de l’Atlantique et les pentes du flanc méridional du Haut Atlas jusqu’à plus de 1300 m. C’est à proprement parler « l’arbre du Souss », qui est son domaine de prédilection. La « route de l’arganier » forme une boucle allant de Marrakech en passant par Essaouira, Taroudant, Tiznit, Tafraoute, Goulimine, Agadir, pour revenir aux portes de Marrakech. Nom scientifique : Argania spinosa Famille des Sapotaceae. L’Arganier est donc spécifiquement un arbre marocain. Il couvre une superficie de 823 000 ha et pousse dans les zones arides et semi arides du Sud Ouest marocain. Cette essence constitue une réserve mondiale au Maroc où elle joue un rôle socio-économique et environnemental très important. Rôle socio-économique C’est un arbre « multi usage », chaque partie ou production est utilisable et constitue une source de revenu pour l’usager : le bois est utilisé pour le feu et la menuiserie ; les feuilles et la pulpe pour le fourrage ; le résidu d’extraction de l’huile est utilisée comme complément énergétique pour l’engraissement des bovins. L’huile d’argan extraite de l’amande est non seulement alimentaire et diététique mais également très utilisée en médecine traditionnelle et recherchée par l’industrie cosmétologique pour ses substances bienfaisantes. Outre qu’elle offre le pâturage, l’huile alimentaire et le bois de chauffage, l’arganeraie assure la subsistance de quelques 3 millions de ruraux. Elle permet ainsi de stabiliser les populations des campagnes et donc de limiter le phénomène de l’exode rural. C’est un arbre «multi usage», chaque partie ou production est utilisable L’Arganier joue un rôle irremplaçable dans l’équilibre écologique. Grâce à son système de racines puissant, il maintient les sols, entretient leur fertilité et les protège contre l’érosion hydrique et éolienne. Rôle environnemental de l’arganier Problématique Malgré tous ces intérêts on assiste à une régression alarmante des arganeraies aussi bien en surface qu’en densité. Les 2/3 de la forêt ont disparu et on compte 600 ha de perdus chaque année. Cette régression est essentiellement due à un déséquilibre écologique d’origine anthropique (qui résulte de l’intervention humaine). L’huile d’argan En montagne on assiste à un surpâturage et une surexploitation du bois, en plaine, l’arganier est défriché car il gène l’intensification de l’agriculture. L’huile d’argan est le produit principal de l’Arganier. Il est extrait par les femmes d’une manière très artisanale : quand les fruits sont mûrs ( juin-juillet ) ils sont soigneusement débarrassés de leur pulpe. Les noyaux sont cassés à l’aide de pierres, puis les amandes sont mises à sécher dans des vases de terre. Elles sont ensuite torréfiées dans des plats en terre chauffés sur un feu doux. Les amandes grillées sont refroidies et moulues dans un moulin à bras traditionnel. La pâte obtenue est de couleur brune, elle est malaxée manuellement avec de l’eau tiède pendant un certain temps. Pour extraire l’huile, on presse la pâte avec les mains jusqu’à ce qu’elle devienne dure. L’huile ainsi obtenue est abandonnée au repos, elle devient limpide, sa couleur est brunâtre et a un goût de noisette. Il faut compter 8 heures de travail pour extraire un litre d’huile. Utilisation en médecine traditionnelle Elle est utilisée pour les soins de la peau, l’acné juvénile, la varicelle et les rhumatismes. Elle possède des propriétés hypocholestérolémiantes et a été indiquée chez les patients présentant des risques d’athérosclérose. On lui attribue de multiples vertus : huile de massage, huile solaire, soin des cheveux… Coopérative Ajddigue à Tidzi « Ajddigue » signifie « fleur » en berbère. Elle se situe à 25 km d’Essaouira sur la route d’Agadir. Coopérative de femmes pour la production et la commercialisation de l’huile d’argan. Elle fonctionne depuis 1998. Ce projet pilote (financé par l’Agence Canadienne pour le Développement International A.C.D.I. et l’Ambassade du Japon) a été initié par le Groupement d’Etude et de Recherche pour la Promotion d’Essaouira ( GERPE ). Il a eu pour but d’organiser des femmes qui produisaient de l’huile d’argan par la méthode traditionnelle, en coopérative de production et de commercialisation de l’huile d’argan. Il est situé dans la commune rurale de Tidzi de la province d’Essaouira. D’autres initiatives de coopératives de femmes pour la production de l’huile d’argan ont vues le jour ces dernières années. TOURISME L'Arganier (Suite) Le Guido Nro 1 OBJECTIFS Ce projet a pour objectifs: - Promouvoir la femme rurale - Valoriser l’huile d’argan par la mécanisation du processus d’extraction et du conditionnement - Commercialiser l’huile d’argan sur tout le territoire marocain - Préserver l’Arganier, patrimoine marocain en péril - Protéger l’environnement Une plus-value importante de l’huile d’argan qui va inciter les populations à protéger l’arganier et veiller à sa régénération. RESULTATS Une centaine de femmes de la commune rurale profitent de cette plus-value : elles concassent les noix d’argan et les vendent à la coopérative. Diminution de temps et la pénibilité de l’extraction : 1 litre d’huile est extrait en 28 mn au lieu de 4 heures traditionnellement utilisées pour la seule opération d’extraction Revenus monétaires substantiels pour les femmes de la coopérative Amélioration du rendement d’extraction de 50% et du conditionnement : production plus importante et garantie de la qualité du produit Amélioration de la qualité de l’huile et une reproductibilité dans les résultats : une conservation plus longue et une commercialisation possible pour des usages extra-alimentaires ( cosmétiques et autres ) Disponibilité de l’huile d’argan dans le commerce à l’échelle nationale Exportation de l’huile ( apport de devises ) Effet d’entraînement : d’autres femmes se sont constituées en coopératives Protection de l’environnement par la replantation de l’arganier dont les populations concernées verront mieux l’impact sur leur niveau de vie. Essaouira : premier port de commerce au début du XIXe siècle La création du port d’Essaouira ( 1760 ) est l’expression la plus nette de la nouvelle politique de Sidi Mohammed Ben Abdallah ( 1757-1790 ) : orienter le commerce du Maroc vers la façade atlantique. Pourquoi le choix d’Essaouira ? Pourquoi le choix d’Essaouira ? Les conditions nautiques n’expliquent pas la prédominance que prend alors Essaouira : elles ne sont guère supérieures à celles des autres ports marocains ; formé par un chenal, le port est assez sûr pour les navires moyens mais il manque de profondeur, s’ensable et manque de sûreté en hiver ; c’est la situation générale de la plupart des ports à l’exception de Safi qui possède une meilleure rade. Sidi Mohammed a pourtant choisi Essaouira : il veut en faire le point d’arrivée des caravanes sahariennes et le lieu de rassemblement des commerçants européens. A partir de 1773 et 1780, il interdit le commerce extérieur à Agadir, Fédala, Larrache et favorise Essaouira en y abaissant les droits de douane de 2%. Le trafic concentré en un seul lieu était mieux contrôlable, la contrebande plus facilement surveillée et le budget des douanes mieux alimenté. Au début de l’ouverture du port, 15 bateaux à peine y viennent chaque année. En 1780, 12 maisons de commerce y sont établies, rassemblant près d’un millier d’Européens, Anglais, Français, Hollandais, Espagnols. En 1798, 60 navires viennent mouiller à Essaouira. ...le commerce se concentre toujours à Essaouira mais aussi à Tanger... En 1800 et sous Moulay Slimane ( 1792-1822 ), le commerce se concentre toujours à Essaouira mais aussi à Tanger, où résident désormais les consuls étrangers. En 1821, Essaouira est toujours nettement en tête avec plus de 40% du trafic, suivi de Rabat et Salé puis de Tétouan et Tanger. Larrache et Casablanca ne représentent qu’un dixième du commerce extérieur. Safi, Mazagan, Agadir sont en pleine décadence. D’après « Histoire du Maroc », Hatier/Librairie Nationale, 1967

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