LEGUIDO3: SOMMAIRE Numéro 3 - Aout 2003 Exposition Belaïd BELHAOUI: Du 25 Juillet au 4 Aout 2003, 12 au 14 rue Youssef El Fassi - ESSAOUIRA Tél: 0621 77 25 43 Proverbe Marocain: "Si les femmes t'aiment ne te dérange pas (pour les conquérir elles viendront à toi); mais si elles te haïssent ne te dérange pas non plus (car elles s'éloigneront de toi)". Chronique d'un spectateur, coutumier du festival d'Essaouira… Marqué il est vrai par une ambiance sécuritaire peu engageante, ce 6e festival du genre nous a montré qu'il n'avait pas encore trouvé sa formulation parfaite, et demeure donc cette fois encore, dans sa phase de rodage. Tapis chiadma La région des Chiadma forme une boucle, dans un espace vallonné, au nord d'Essaouira en direction de Safi, sur environ 80 km le long de la côte atlantique, s'arrondit vers l'est en direction de Marrakech jusqu'aux environs de Chichaoua,... LIEUX DE MEMOIRE Derb Attarines ou rue Attarine: Attarines est le pluriel de Attar, dont la signification est "marchand d'épices". Cette artère relie l'avenue de l'Istiqlal à l'avenue sidi Mohamed Ben Abdallah.... "Dar El Baz", le musée Boujemaâ Lakhdar Précurseur dans le domaine de l'Art Moderne à Essaouira dans les années cinquante, inspiré par les arts et traditions populaires du Maroc, Boujemaa Lakhdar (1945-1989) fut... Le Henné - Le Souak - Le Rassoul - Le Savon Noir Les Tujjâr al-Sultân La fondation de Mogador Histoire de mots EDITO FESTIVAL GNAWA: MUSIQUES DU MONDE 6e édition (26-29 juin 2003) Le Guido Nro 3 Chronique d'un spectateur, coutumier du festival d'Essaouira… Marqué il est vrai par une ambiance sécuritaire peu engageante, ce 6e festival du genre nous a montré qu'il n'avait pas encore trouvé sa formulation parfaite, et demeure donc cette fois encore, dans sa phase de rodage. Programmation imprécise, décalages horaires, inconfort des stations debout entre deux spectacles, temps d'attente parfois exagérément longs entre les concerts, n'aidaient pas à goûter pleinement la qualité de certaines prestations, inégalement réparties. En ouverture, par exemple, les trémoussements de Ali Kane dans sa robe rouge étaient plus redevables d'un restaurant bas de gamme que de la grande scène de la place Moulay Hassan. Heureusement cette belle scène excellemment sonorisée accueillit ensuite MUSAFIR, groupe gitan du Radjahstan, qui nous délecta d'un exotisme délicieux au cœur même d'un évènement à l'exotisme aujourd'hui un peu convenu… Mais il faut savoir être un festivalier malin, et c'est un travail à plein temps: programme en main (mais il faut déjà en avoir trouvé un !), cocher les spectacles que l'on tient absolument à voir, repérer ensuite les bons coins accessibles, et les occuper suffisamment à l'avance. Bien sûr on peut envier les " VIPS" badgés qui vont directement occuper leur siège…. Mais l'amateur exigeant sait qu'il doit prévoir de se donner les moyens d'assister à des concerts plus confortables. Dar Souiri, " Chez Kebir ", offrent notamment un excellent accueil, dans un cadre agréable et pour une participation modique. Il doit aussi se tenir informé des évènements de dernière minute, organisés ça et là dans tels restaurant ou ryad. Les scènes labellisées "OFF" n'ont d'OFFicieux que le nom; elles dépendent de la même organisation que le reste du festival. Souffrant notamment d'une sonorisation improbable, on peut néanmoins s'y immerger quelques instants et y faire ses propres découvertes. C'est le lieu où se produisent certains " protégés ", mais aussi de futures pointures… Quatre jours pleins de musique et d'énergie donc, véhiculées par un public bon enfant et enthousiaste. Le tout couronné - c'est le terme - par un beau dimanche de clôture, sur la grande place de Bab Marrakech, par la prestation sans faille de GNAWA DIFFUSION, groupe franco-algérien que l'on ne présente plus. Avec un tonus époustouflant, leur chanteur en tête, ils convièrent le public à une traversée de leur répertoire toute en rythme et chaleur humaine, à laquelle personne ne manqua de participer, battant des mains, reprenant les chansons en chœur… Et puis ce fut fini, et on était déjà hors les murs, comme poussés vers la sortie, pour le plus grand soulagement des riverains et résidents, soucieux, on le sait, de retrouver le rythme ordinaire de leur bonne ville. Alors, à l'année prochaine ! Avec encore des améliorations, espérons le, et pourquoi pas la création d'un véritable programme OFF qui viendrait enrichir une formule dont on perçoit déjà certains signes d'essoufflement. Art de Vivre Le Guido Nro 3 Le Henné Le henné est employé depuis la plus Haute Antiquité. Il soigne, fortifie, embellit et teinte les cheveux. Plus particulièrement, le henné gaine les écailles du cheveu, apporte volume et tonus aux cheveux fins et mous et est très apprécié des cheveux gras car il permet de réguler le sébum. Il permet de réguler le sébum Vous trouverez dans le commerce du henné neutre qui apportera vigueur et brillance aux cheveux ternes et du henné coloré pour teinter votre chevelure. Conseil d'utilisation : Diluez la poudre dans de l'eau chaude jusqu'à l'obtention d'une pâte épaisse. Ajoutez un peu d'huile d'olive et un jus de citron (pour une meilleure prise de la couleur). Mettez des gants en caoutchouc et appliquez cette pâte mèche par mèche sur l'ensemble de votre chevelure. Mettez un foulard (pour éviter que cela ne coule sur votre cou) et laissez agir de 20 minutes à deux heures selon l'intensité souhaitée de la couleur. Enfin, rincez bien vos cheveux jusqu'à ce que le henné disparaisse puis faites un shampooing doux. Pour le henné neutre, laissez agir environ 1 heure. Conseils : Assurez-vous qu'il soit pur et ne l'employez pas si vos cheveux sont permanentés ou colorés. Préférez pour un début un henné neutre c'est à dire non colorant. N'oubliez pas que le henné apporte des reflets "chauds". Les chevelures claires choisiront un henné neutre. Sur des cheveux bruns le henné donnera de beaux reflets auburn et cuivrés et apportera une teinte rousse dorée pouvant aller au rouge flamboyant sur des cheveux châtains, châtain clair, tout dépend du temps de pose... Le henné apporte des reflets "chauds" Le savon noir est un exfoliant 100% naturel. Cette pâte brune à base d'olives noires, purifie votre épiderme et le débarrasse de toutes ses cellules mortes. Composé d'olive "naturelle", il peut être appliqué sur la peau de votre corps mais aussi celle de votre visage. Il rend votre peau toute douce, satinée et très veloutée. Conseil d'utilisation : Gommage corporel Appliquez en couche épaisse sur la peau de votre corps et en particulier sur les zones rugueuses. Patientez environ 5 minutes puis gommez énergiquement à l'aide d'un gant de chèvre (que l'on appelle "kessa"), ou d'un gant de crin souple. Rincez avec une eau additionnée d'un peu d'eau de rose puis massez longuement votre corps avec une huile ou un lait parfumé. Douceur et volupté garanties ! Le Savon Noir Le Souak Le souak est une plante originaire du Maghreb. C'est en fait l'écorce séchée de branches de noyer. Le souak est reconnu pour ses vertus antiseptiques, astringentes et cicatrisantes. . Vertus antiseptiques Il rend les dents plus blanches, élimine les impuretés et purifie l'haleine. Il fortifie et assainit également les gencives. Les dents sont solides et plus brillantes. Conseil d'utilisation : Frotter tout simplement vos dents avec un petit morceau de souak. Vous pouvez aussi le mâcher. Le Rassoul Le rassoul est une terre argileuse naturelle. Elle provient du Maroc et est réputée pour ses vertus astringentes, absorbantes et adoucissantes. Elle est idéale pour les soin des cheveux mais peut être également utilisée sur la peau grâce à son extrême douceur. Le rassoul est donc particulièrement recommandé pour les cheveux gras car il les assainit et régule la production de sébum. Les cheveux normaux adopteront ce soin pour un effet soyeux, brillant et un démêlage facile. Conseil de préparation : Le rassoul se présente comme une pierre argileuse. Pour le préparer, il faut ainsi préalablement le broyer puis le dissoudre avec un peu d'eau chaude. Vous pouvez l'utiliser en tant que shampooing ou en masque capillaire. - Shampooing: Lavez vos cheveux en procédant comme avec votre shampooing habituel. Rincez à grande eau et ajoutez le jus d'un demi citron dans la dernière eau de rinçage. Le rassoul est recommandé pour les cheveux gras - Masque capillaire: Répartissez bien le rassoul sur l'ensemble de votre chevelure de la racine jusqu'aux pointes. Enveloppez vos cheveux d'une serviette chaude et laissez poser environ 15 minutes. Rincez abondamment. Vous pouvez ajoutez le jus d'un demi citron dans votre dernière eau de rinçage. Histoire Le Guido Nro 3 Les Tujjâr al-Sultân Pour faciliter le commerce avec l'Europe, sidi Mohammed Ben Abdallah, fit installer à Essaouira des commerçants officiels, musulmans et juifs, et leur accorda souvent l'exclusivité de ce commerce avec les pays européens. Mogador, le plus grand port du Maroc Ces commerçants officiels, appelés en arabe Tujjâr al-Sultân (=négociants du Sultan), étaient pour la plupart des juifs en raison de leur connaissance des langues étrangères et de leur réseau de relations tant commerciales tant avec les régions situées au Sud d'Essaouira (Tombouctou en particulier) qu'avec les pays d'Europe. "Ennoblis", les commerçants juifs furent logés à l'intérieur de la Qasba, au même titre que tous les responsables administratifs de la ville. Exonérés du versement de la jizya et de certaines autres obligations imposées aux juifs, profitant d'avantages fiscaux et jouissant de la protection de l'administration, ils allaient faire de Mogador, le plus grand port du Maroc, jusqu'au début du XXe siècle. La fondation de Mogador "En 1766, il est vrai, l'Empereur, par une haine particulière, contre les habitants de Sainte-Croix [Agadir], en expulsa les négociants européens: mais ce fut pour attirer ces derniers à Mogador dont il voulait faire le chef-lieu du commerce marocain et le seul entrepôt des marchandises d'exportation pour l'Europe. la plus jolie ville de son empire A cet effet, Sidi Mohammed voulut d'abord y créer la plus jolie ville de son empire…" Thomassy R., "Le Maroc - Relations de la France avec cet Empire", Paris, 1859. HISTOIRES DE MOTS: Assassin Le mot "assassin" a une longue histoire, qui commence au début du XIe siècle avec la secte musulmane dite "des Assassins", les Haschischiyoun. Cette secte avait été fondée par un vieux sage de confession chiite, Hassan As-Sabbah, qui était en lutte contre les Turcs Seldjoukides, alors maîtres de l'Islam officiel, et qui, eux, n'étaient pas chiites mais sunnites. Les meurtres que les membres de cette secte chiite organisaient contre les personnalités sunnites se déroulaient toujours selon le même scénario spectaculaire: après avoir préparé l'attentat dans le plus grand secret, le meurtre avait lieu de préférence dans la mosquée, le vendredi, à l'heure de la plus grande affluence. L'acte revêtait ainsi une double signification pour eux: c'est en public qu'ils éliminaient définitivement une personnalité sunnite, tout en donnant de l'éclat à celui qui se sacrifiait avec un courage exemplaire à la vengeance de la foule qui s'acharnait alors sur lui et le mettait à mort. MEURTRES H A S C H I S C H Le calme avec lequel agissaient ces candidats au suicide a pu faire penser qu'ils étaient drogués avec du haschisch, d'où leur surnom haschischiyoun ou haschaschin ("hassas", "fumeurs de haschisch"). Le mot a été transmis au français par l'intermédiaire de l'italien assassino, et l'étymologie par le haschisch a longtemps prévalu. C'est bien comme "fumeurs (ou mangeurs) de haschisch" que la secte a été connue en France, mais cette appellation péjorative n'est probablement pas celle par laquelle se qualifiaient ses membres ; en revanche, ses adversaires sunnites ont pu répandre cette légende de l'intoxication, déjà rapportée en Occident par Marco Polo. Histoire Suite Le Guido Nro 3 Une autre étymologie peut être avancée, car des documents attestent que Hassan avait coutume d'appeler ses adeptes "Assassiyoun", c'est-à-dire ceux qui sont fidèles au "assas", au "fondement" de la foi, les "fondamentalistes". UNE AUTRE ETYMOLOGIE La ressemblance des deux mots - Haschishiyoun et Assassiyoun - aurait donc pu induire en erreur les premiers voyageurs occidentaux dont la connaissance de la langue arabe était sans doute superficielle. Dans la plupart des langues romanes, notamment occitan et français (assacis, assassis, hassassis …,assassin), s'emploie pour désigner les membres de cette secte ismaélienne (shiite) de Syrie et figurément un séide (homme d'un dévouement aveugle et fanatique) capable de tuer pour son maître: cet emploi n'est pas rare chez les troubadours, pour qualifier la fidélité amoureuse aveugle. D'après Henriette Walter, "L'Aventure des mots français venus d'ailleurs", R.Laffont, 1997 et Alain Rey, "Dictionnaire historique de la langue française". LIEUX DE MEMOIRE Attarines est le pluriel de Attar, dont la signification est "marchand d'épices". Cette artère relie l'avenue de l'Istiqlal à l'avenue sidi Mohamed Ben Abdallah au niveau de Bab Moulay Youssef, en direction de la Sqala. Elle fut un centre commercial réservé à la vente des épices. Environ 90% des commerces appartenaient aux Juifs. Les marchands d'épices ont fait place aux bazaristes, photographes, quincailliers, hôtels, vitriers, plombiers, matelassiers etc… Derb Attarines ou rue Attarine: Durant l'époque du Protectorat, le nom de la rue fut changé en "rue du lieutenant Cases". Elle repris son nom après l'indépendance. "Pas de roses sans épines". N'ayez jamais peur d'accomplir un travail quel qu'il soit, facile ou difficile ; car il n'est pas de plaisir qui ne soit accompagné de quelques peines. "Il a passé une nuit dans les mares, le lendemain il était devenu une grenouille". A se lancer sans préparation dans une entreprise, on va à l'échec. PROVERBES: Art et Culture Le Guido Nro 3 Tapis chiadma La région des Chiadma forme une boucle, dans un espace vallonné, au nord d'Essaouira en direction de Safi, sur environ 80 km le long de la côte atlantique, s'arrondit vers l'est en direction de Marrakech jusqu'aux environs de Chichaoua, et se ferme avec l'oued Ksob dont l'embouchure se situe à quelques kilomètres d'Essaouira, au sud, sur la route d'Agadir. Au-delà de cette frontière,commence le pays des Haha. Alors que les tapis de la région ont une disposition habituellement désordonnée, celui-ci respire l'ordre et la richesse. Quatre maisons, hautes et blanches comme celles d'Essaouira (un riche musulman peut avoir quatre épouses), occupent le centre de la composition. Tandis que, en haut et à gauche, un bel épi d'orge camouflé dans les losanges semble indiquer la source de cette abondance. Extraits de Tapis et tissages du Maroc, Francis Ramirez, Christian Rolot, ACR Edition, 1995. Boujemaâ Lakhdar Précurseur dans le domaine de l'Art Moderne à Essaouira dans les années cinquante, inspiré par les arts et traditions populaires du Maroc, Boujemaa Lakhdar (1945-1989) fut aussi conservateur du Musée des Arts Populaires d'Essaouira qu'il avait lui-même imaginé et enrichi de ses collections avec passion de 1980 jusqu'à sa disparition. Ses recherches portaient sur des domaines extrêmement variés tels que la magie populaire, les chants traditionnels, la sculpture, l'artisanat et l'histoire de sa ville à laquelle il vouait une passion particulière. L'artiste aura abordé de nombreux domaines - peinture, sculpture, ethnologie, écriture, architecture, menuiserie, calligraphie - et aura utilisé tous les matériaux à sa disposition, souvent insolites, donnant à son œuvre une grande richesse. L'une de ses réalisations les plus étonnantes est certainement la maison qu'il a conçue et modelée de ses mains, située à une douzaine de kilomètres de la ville, en pleine région berbère " Haha ", dans un environnement où dominent les arganiers. Cette maison donne une représentation assez complète de tout le symbolisme dont est empreint son œuvre. En quittant Essaouira prendre la route d'Agadir. Avant l'embranchement menant à l'aéroport suivre sur 700m la piste, à gauche, indiquant le musée. Le lieu s'est ouvert au public récemment grâce à sa femme, Hajouba Moumad, artiste elle-même, qui a su conserver et valoriser l'œuvre créatrice de son mari. "Dar El Baz", le musée Boujemaâ Lakhdar " …Le déclin de Mogador a commencé vers le début du 19e siècle avec la sécheresse et la famine qui ont frappé le Sud marocain… La ville subit en même temps une forte augmentation de la population, avec un afflux de pauvres, surtout des juifs du Sud. C'était l'époque où la population d'Essaouira était à moitié juive, à moitié musulmane. De nombreuses maisons de commerces ont fait faillite avec la fin du commerce transsaharien et l'occupation française et anglaise des côtes africaines. Puis les ports de Casablanca et d'Agadir ont commencé à prendre de l'importance. Les navires n'allaient plus au port d'Essaouira pour s'approvisionner en eau et en produits d'échange : la laine, le cuir, les céréales, le sel… " D'après Boujemaâ Lakhdar, Lamalif, n°181, Octobre 1986. En passant… Au début du 20e siècle, Essaouira était parfois désignée par " Lalla Batikha " (les juifs appellent de ce nom " Batikha " une sainte. Le déclin de Mogador J'arpente les rues de la ville endormie. Le vent lui-même a cessé son activité. De temps à autre une porte claque, un volet bat, pour ne pas faire oublier qu'ici la cité est celle des vents. Les faibles éclairages jaunes leur donnent un air de décor de cinéma, aidés par la clarté de la lune. La nuit a débutée depuis quelques heures à peine pour certains mais déjà ceux qui s'éveillent ont pris le relais. Des ombres fantomatiques me frôlent, djellabas sombres ou chats errants. Soudain une cavalcade résonne étrangement dans le silence nocturne. Spectacle hallucinant d'un homme debout sur une charrette, tirée par un unique cheval, lancé au galop et suivie de très près par une seconde. La rue, interdite de circulation le jour à tout ce qui n'est pas piéton, s'est transformée en champ de courses, chevauchée nocturne fantastique et décalée. Une heure seulement pour effectuer les livraisons dans la ville et être le héros de ce spectacle aux rares témoins. Instants Souiri En Bref MUSIQUE Le Guido Nro 3 L’ALLIANCE FRANCO-MAROCAINE D’ESSAOUIRA La troupe AMARG AIT MATEN ("Le Chant des Frères") s'est produite samedi 12 juillet à Dar Souiri. Le concert était destiné à financer le voyage de ses musiciens, invités à la "Fête du Chant de Marin", à Paimpol, dans les Côtes d'Armor en août prochain. Fête du Chant de Marin L'AFME a choisi de promouvoir une musique de tradition régionale locale, peu connue à l'étranger. Les chanteurs itinérants du groupe, tous originaires de la province d'Essaouira de la région des Haha, se produisent habituellement dans les rues d'Essaouira et rares sont ceux qui ne les auront pas croisés au détour d'une ruelle. Ce groupe s'inscrit dans la tradition musicale du chant populaire marocain, qui s'exprime à travers le Lâaïta ou Talghat (l'appel-chanson): leurs paroles poétiques chantent la vie quotidienne sur terre et sur mer, l'amour, les légendes etc… Ce véritable succès, la soirée ayant reçu le soutien de nombreuses personnalités, associations et particuliers de la ville, leur permettra de se rendre par avion en France. La qualité du concert et des danses, la gentillesse des musiciens, ainsi que l'accueil de L'AFME, en ont fait une soirée riche en plaisir et en émotion pour chacun des spectateurs. INFOS: L'Alliance Franco-Marocaine d'Essaouira sera fermée durant le mois d'août. MUSIQUES D’ICI ... et d’ailleurs. Musique gnawa - MAHMOUD KAMIA: Aïcha - HASSAN HAKMOUN: Life around the world Une sélection… d'ici proposée par Youssef Festival gnawa d'Essaouira : crus, 2000, 2002… Musique arabe chantée - OUM KHALSOUM - FAYROUZ Musique arabo-jazz (instrumental) - ANOUAR BRAHEM: · Le Pas du chat noir, Astrakan café - HAJ YOUNES: Une sélection… d'ici proposée par Youssef (magasin de disques sous l'Horloge) Improvisation - SAAD CHRAYBI Musique arabo-andalouse - AMINA ALAOUI: Alcantara - ABDELKRIM RAÏS Musique berbère - BNAT OUDADEN - HAMID INERZAF - DE-PHAZZ: Godsdog (dernier album 2 CD), Daily Lama (2002), Detunized Gravity (album 2 CD- 2002) - THEVERY CORPORATION: Richest Man In Babylone - MOBY: 18 (album paru voici 3 mois), Lemon Gelly ( 2003) - SMOKERS DELIGHT: Night Mares On Wax ( 1995 ) BIBLIOGRAPHIE: Pour en savoir plus sur la musique et les transes. - Bertrand Hell, Possession et chamanisme. Les maîtres du désordre, Flammarion, Paris, 1999 - Bertrand Hell, Le tourbillon des génies au Maroc avec les Gnawa, Flammarion, Paris, 2002 - Gilbert Rouget, Musique et transe chez les Arabes : la musique et la transe. Esquisse d'une théorie générale des relations de la musique et de la possession, Gallimard, Paris, 1980. Nvlle édition de poche, 2000 - Viviana Pâques, La religion des esclaves. Recherches sur la confrérie marocaine des Gnawa, Moretti Vitali ed., Bergamo, 1991 - Philippe Vigreux, La Derbouka. Technique fondamentale et initiations aux rythmes arabes, Edisud, Aix-en-Provence, 1999 - Ahmed Aydoun, La musique populaire. Musiques du Maroc, Eddif, Géménos, 2001. Un assortiment (Deep House, Electro Jazz, Lounge Music…) donné par Laurent du "Taros":

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