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LEGUIDO4:
SOMMAIRE Numéro 4 - Septembre 2004 Suite et fin de la chronique sur le festival
GNAWA Le tonnerre a grondé sur le " Guido " à la suite de la chronique parue dans
le numéro du mois d'août sur le festival Gnawa, la vocation de ce magazine n'étant
pas de porter des critiques sur les activités de la ville mais de la mettre en
valeur. Le " Guido " se devait donc, vis-à-vis de tous, organisateurs du festival,
personnalités de la ville…, annonceurs et lecteurs, vous tous qui soutenez la
publication du magazine depuis ses débuts, d'éditer une explication ou du moins
un rectificatif concernant cet article. Pour information le récit du mois dernier
était des commentaires recueillis auprès de certains spectateurs, contents et
mécontents. Le " Guido " ne portait pas de jugement, il s'est contenté de rapporter
leurs propos. . Essaouira a toujours été une ville phare concernant les animations
touristiques et le développement de la cité. Nous tous, originaires de la ville
ou étrangers venus le plus souvent d'Europe, l'avons choisi pour tout ce qui la
caractérise positivement. Nous sommes tous conscients de l'investissement que
représente ce festival, mais également, que face au terrorisme et à l'intégrisme
ascendants, le maintenir était un acte fort et représentatif de la volonté d'ouverture
et de tolérance de la ville. L'équipe du " Guido " espère que personne ne lui
en tiendra rigueur et espère continuer à procurer de l'intérêt et du plaisir à
tous ses lecteurs. " …Ô gens d'Essaouira J'irai vers votre port, cette bénédiction
pour tout visiteur, Vers vos sqala immobiles qui regardent le tumulte des vagues
Et mon cœur se réjouira à l'écoute de tes enfants…" Extrait du Rzoun (théatralisation
de conflits réels qui opposaient les 2 clans de la ville: chant inachevé et improvisé).
LE BIJOU AMAZIGH L'orfèvrerie nord-africaine, s'étant d'abord développée dans
le monde rural, a principalement utilisé l'argent. A l'origine un choix économique,
l'argent est devenu la caractéristique du bijou amazigh. MOULAY - BOUZERKTOUN
Village situé à 26 Km au nord d'Essaouira sur la route côtière de Safi. Grande
plage, paradis des véliplanchistes confirmés ... Marrakech Ville écrasée de lumière,
immense masse brune, étalée dans la plaine ocre du Haouz jusqu'aux limites de
l'horizon, "énorme ksar" dominé par le minaret de la Koutoubia. Ce n'est plus
le Nord et pas encore le Sud, mais ce sont déjà les larges espaces, les lumières
chaudes du soir ... LA PÊCHE AU MAROC Disposant de côtes qui s'étalent sur près
de 3500 Km avec une double façade maritime, atlantique (3000Km) et méditerranéenne
(500Km), la pêche représente un secteur économique vital. "Alexandre le Grand"
d'Oliver Stone Depuis plusieurs mois, une partie des équipes du prochain film
d'Oliver Stone est installée à Essaouira ; repérages, construction de décors,
recrutement de figurants Marocains et étrangers… EXPOSITIONS MARIA JOSE CUMBRERAS
NAWAL CHRAIHA François VILLENEUVE Houda KHALLADI LEILA MOUMEN LE MOUSSEM DES REGRAGA
Alors que l'Achoura (se fête durant 10 jours à partir du nouvel an musulman) est
un rituel lunaire, le pèlerinage circulaire des Regraga est un rituel solaire
qui commence avec l'équinoxe du printemps. INSTANTS SOUIRI: PRENOMS ARABO-BERBERES:
HISTOIRE DE MOTS: LE BIJOU AMAZIGH Art et Culture Le Guido Nro 4 L'orfèvrerie
nord-africaine, s'étant d'abord développée dans le monde rural, a principalement
utilisé l'argent. A l'origine un choix économique, l'argent est devenu la caractéristique
du bijou amazigh. On définit généralement un bijou comme étant un "petit objet
précieux" (Petit Robert), mais le bijou amazigh se distingue à tel point qu'il
ne rentre pas dans cette définition. Il est effectivement souvent de grande taille
et frôle parfois l'exagération. D'ailleurs certaines pièces sont d'autant plus
appréciées qu'elles atteignent des dimensions considérables. Par exemple les fibules
(Tizêrzâi) souvent "triangulaires, ont une tête démesurément élargie" et peuvent
peser plus de un kilogramme. "Les broches circulaires de Kabylie (Tabzimt) ont
un très grand diamètre et pèsent jusqu'à huit cents grammes" (Berbères aux marges
de l'histoire, G. Camps). Les pierres dans le bijou ne viennent pas seulement
pour le rehausser, mais elles en constituent parfois la pièce principale, c'est
notamment le cas des pierres d'ambre (Luban) dans les colliers. Les femmes amazighes
se parent de la tête aux pieds. Elles portent presque toujours les bijoux par
paires. Ainsi la démesure n'est pas seulement dans la dimension mais également
dans la quantité. On le remarque chez la jeune mariée, dont le trousseau peut
renfermer jusqu'à plusieurs coffres à bijoux. A la quantité s'ajoute la diversité.
Il est vrai qu'il existe plusieurs sortes d'accessoires. Les boucles d'oreilles,
que l'on retrouve dans toutes les civilisations, ont une grande importance chez
les Imazighen. La femme les porte à différents niveaux de l'oreille, d'où les
différents types : Douah, Boukanat, Tixrsin... Les bracelets se portent toujours
par paires. Ce sont soit de simples anneaux d'argent (Abzg), soit d’ anneaux plus
larges, incrustés de pierres et se fermant par une chaînette (Tanbailt). Chez
les Touaregs, l'héritage de leurs ancêtres est plus marqué. Les bracelets sont
ainsi constitués d’une seule pierre, la stéatite. Dans la région de l'Adrar Air,
les hommes travaillent la pierre quasiment sur son lieu d'extraction. Quant aux
colliers, ils sont d'une grande beauté ; très chargés, ils recouvrent toute la
poitrine. Au Maroc, ils se composent de grosses pierres d'ambre (Luban) qui leur
donnent encore plus de force et de lourdeur. Ils peuvent également être constitués
de clous de girofle ou de pâtes parfumées. Les fibules et les chevalières (axellal)
sont des bijoux typiquement amazighes… Plus qu'un objet ornemental pour la femme,
le bijou est son seul véritable patrimoine. Il peut également avoir un rôle sacré
et prophylactique (qui protège des maladies : luban, talismans, etc.) Il est communément
décrit comme étant essentiellement en argent, mais il convient de préciser que
dans le monde urbain, notamment sous le règne de Juba II, les femmes portaient
uniquement des bijoux en or. LA PÊCHE AU MAROC Actualités Le Guido Nro 4 Disposant
de côtes qui s'étalent sur près de 3500 Km avec une double façade maritime, atlantique
(3000Km) et méditerranéenne (500Km), la pêche représente un secteur économique
vital. Contribuant à 2,5% du PIB, elle assure près de 4 000 emplois directs avec
des effets d'entraînement en amont et en aval. Elle constitue un réservoir stratégique
de ressources alimentaires pour la population et contribue en tant que source
de devises au redressement de l'équilibre de la balance des paiements et peut
s'avérer un vecteur de développement économique et de désenclavement des régions
déshéritées attenantes au littoral. La pêche en eau douce dans les fleuves et
les lacs reste insignifiante. Le Maroc compte 27 ports de commerce et de pêche
dont 12 principaux. Ils ont assuré un trafic de 53 215 000 tonnes de marchandises
en 2000. Les plus importants sont: Casablanca, Mohammedia, Jorf lasfar, Safi,
Tanger, Agadir, Nador, auxquels il faut ajouter les ports sahariens. Le complexe
Jorf Lasfar-Casablanca-Mohammedia, assure à lui seul 70% du trafic global. Source:
"Maroc: Régions, pays, territoires", dir. J.F.Troin, Tarik/Maisonneuve et Larose,
2002. COURS D'ARABE DIALECTAL L'AFME, propose des cours d'Arabe dialectal à partir
du mois d'octobre prochain. Ces cours s'adressent à toute personne non arabophone
désireuse d'apprendre l'arabe dialectal et d'approfondir sa connaissance de la
culture marocaine. Aucun niveau de langue française n'est exigé. Les cours sont
organisés en 3 modules trimestriels de 40 heures L'ALLIANCE FRANCO-MAROCAINE D'ESSAOUIRA
10. rue du Caire Dar Souiri tél./fax: 044 47 25 93 Module 1: "débutant" ouvert
à partir du 1er Octobre 2003 Module 2: "intermédiaire ", à partir de janvier 2004
Module 3: "perfectionnement", à partir d'avril 2004 Une session d'arabe classique
est prévue pour la rentrée 2004. Le module 1 se déroule sur 10 semaines à raison
de 4 heures par semaine (2h00, deux fois par semaine). Prix: 1 420 dhs (inclu
l'adhésion obligatoire à l'AFME). INSCRIPTIONS: À partir du 1er septembre 2003
AFME 10 rue du Caire - DAR SOUIRI 44 000 ESSAOUIRA Tél. / fax : 044 47 25 93 cours-afme@menara.ma
MEDINA, Août-septembre 2003, N°22 "Musique Festivals , Le Maroc au rythme du Monde"
(article sur le Festival Gnawa d'Essaouira et sur la musique Gnawa entre autre).
- A signaler un excellent dossier "Le Temps des cafés d'Orient": cafés comme art
de vivre, le narguilé au café, le café où l'on lit, les rites du café, le café
comme espace de liberté, le café comme lieu de rendez-vous et de brassage social,
cafés spectacles, cafés révolutionnaires, café des écrivains…des cafés pour tous.
Dossier complété par une bibliographie non exhaustive offrant un éventail de titres
; romans, essais, récits, traités,… QANTARA - N°47, Printemps 2003 (Revue de l'Institut
du Monde Arabe). VU DANS LA PRESSE HISTOIRE TOURISME Le Guido Nro 4 LE MOUSSEM
DES REGRAGA Alors que l'Achoura (se fête durant 10 jours à partir du nouvel an
musulman) est un rituel lunaire, le pèlerinage circulaire des Regraga est un rituel
solaire qui commence avec l'équinoxe du printemps. L'un des évènements les plus
marquants, sur le plan culturel, est l'arrivée des Regraga à Essaouira chaque
5 avril. "A l'aube les esprits s'éclairent Ecoutons les chuchotements des vagues
Belle musique, bel étendard Vers Sidi Mogdoul je me dirige Grande est la joie
d'Essaouira ; Belles filles, vénérables vieillards, Tous s'empressent au milieu
des chemins…" La tradition des Regraga commémore l'islamisation et l'arabisation
de la région. Ils tournent ainsi depuis des siècles, pendant 40 jours à pied,
visitant 44 sanctuaires (ou marabouts) situés sur le territoire des Chiadma, tribu
arabophone du Nord d'Essaouira. A chaque étape a lieu un moussem. Le moussem est
une fête votive, généralement annuelle, en l'honneur d'un saint, à la fois pèlerinage
et foire saisonnière. L'arrivée à Essaouira, par la porte de Bab Doukala, de ces
hommes saints porteurs de la baraka (la bénédiction de Dieu) donne lieu à de grandes
festivités. Selon la tradition, les membres de la confrérie des Regraga sont les
héritiers de sept sages berbères, qui, au temps du Prophète, s'en allèrent le
rencontrer à la Mecque. Le Prophète, s'adressant à eux dans leur langue natale,
leur commanda de rentrer au Maghreb pour y diffuser la nouvelle religion. MOULAY
- BOUZERKTOUN Village situé à 26 Km au nord d'Essaouira sur la route côtière de
Safi. Grande plage, paradis des véliplanchistes confirmés; les vagues y sont très
puissantes, et, certains jours de grand vent, un véritable ballet de dizaines
de planches s'offre aux yeux des promeneurs. Au bout de la piste caillouteuse,
longue d'environ 1 Km, le marabout et sa petite mosquée adjacente, éclatants de
blancheur, sont posés sur la falaise, à côté des cahutes de pêcheurs. Ce lieu
de haute spiritualité est une des étapes traditionnelles du fameux moussem des
Regraga. "…La fertilisation symbolique et maraboutique des Regraga, " pèlerins
tourneurs du printemps ", aurait un rapport analogique avec le déplacement de
l'insecte porteur de pollen de la " figue à bouc ". Les Regraga " en déplacement
" au cours de leur tournée seraient alors, non pas les producteurs de baraka agraire,
- de l'énergie nécessaire à la pousse des plantes, dont la véritable source est
dans le monde invisible - mais les transporteurs de cette baraka des champs :
leur intervention serait nécessaire pour faire descendre la baraka du ciel sur
la terre." Marrakech Quel voyageur n'a pas rêvé un jour au simple nom de Marrakech
? Le Guido Nro 4 Ville écrasée de lumière, immense masse brune, étalée dans la
plaine ocre du Haouz jusqu'aux limites de l'horizon, "énorme ksar" dominé par
le minaret de la Koutoubia. Ce n'est plus le Nord et pas encore le Sud, mais ce
sont déjà les larges espaces, les lumières chaudes du soir; l'eau est là encore,
venue de la montagne ou amenée au pied des palmiers par l'ingéniosité humaine
mais c'est déjà aussi la sécheresse, la chaleur du Sud, l'ocre des ksours et des
villages fortifiés. Même si pour rêver il est bon de s'approvisionner d'images
orientales et de poésies, une autre Marrakech reste néanmoins à découvrir: celle
de l'Histoire, accrochée depuis sa naissance au flanc de l'Atlas et au débouché
des caravanes sahariennes, "messagère et fille du désert", ancienne capitale d'un
Empire qui recouvrit le Maghreb et l'Espagne, de l'Atlantique aux rivages des
Syrtes, du Soudan au Guadalquivir, et dont porte témoignage la grandeur architecturale
de sa "Koutoubia", la Marrakech de ses souks, de ses marchands et artisans. Ville
impériale, comme Fès, Meknès et Rabat toute l'histoire du Maroc peut se retrouver
à travers la ville et ses monuments. Plus que les autres encore, l'histoire de
la ville se confond avec celle du pays tout entier. Et le nom même de " Maroc
" n'a-t-il pas désigné pendant longtemps chez les auteurs européens la ville de
Marrakech ? Alors, si vous errez au hasard des ruelles et des souks, l'esprit
dégagé de tout "orientalisme de bazar" et de "turqueries imaginaires" forgés par
poètes et romanciers, Marrakech sera pour vous une halte bienfaisante, une occasion
de découvertes multiples… HISTOIRE Saharienne, Marrakech l'est surtout par son
Histoire et par ses fondateurs. Parcourant depuis plusieurs siècles le Sahara,
depuis les oasis du sud marocain jusqu'au pays des Noirs, quelques tribus de grands
nomades au visage caché par le litham, le voile, nouvellement converties à l'Islam
qui va leur donner un " lien ", une force supplémentaire (d'où leur nom " d'Almoravides
", "ceux du lien"), multiplient au XIème siècle leurs incursions et leurs conquêtes
à but autant spirituel qu'économique. Déjà maîtres de plusieurs routes sahariennes
et de leurs débouchés, les Almoravides se lancent en direction du Sud marocain
et des cols du Haut-Atlas. . Leur chef Abou Bekr décide en 1070 d'installer sa
base d'opérations à l'emplacement actuel de la ville de Marrakech, non loin de
l'Atlas, à proximité des plaines atlantiques céréalières. Même s'il ne s'agit
encore que d'un simple camp militaire, Marrakech est née. Les successeurs d'Abou
Bekr, en même temps qu'ils reculent les limites de leur empire jusqu'au centre
de l'Espagne et du Maghreb développent la ville et la transforment, y installant
savants, poètes et artistes, témoins et porteurs d'une des plus belles civilisations
islamiques d'alors, celle d'Andalousie Marrakech Suite Le Guido Nro 4 LITTERATURE
" …Comme le voyageur atteignait la crête d'un coteau, le soleil déchira la brume,
et l'immense plaine du Haouz étendit à ses pieds ses oliveraies et ses palmeraies…
Vers le couchant, la chaîne des Djebilet et le Gueliz bornaient l'horizon, et
plus loin vers le Sud les crêtes infranchissables du Goundafi. Tahar Essafi L'Amulette
de coriandre Dans la vallée, Marrakech emprisonnait dans sa ceinture de grenadiers,
d'oliviers et de palmiers, dressait ses cent minarets et les trois globes d'or
de la Koutoubia, étincelante dans la transparence azurée…. " " …A une heure vers
le Nord c'est l'océan. Casablanca. Presque l'Europe. Une heure au Sud, Marrakech.
Ses murs roses, ses palmes enchantées. Ici, le bled Rehamna, morne frontière d'entre
deux mondes, avec des cactus en fascine et des remparts que les siècles ont taillés…
" Roland Dorgelès Le Dernier moussem " …Je m'étais arrêté, ce matin là, sur une
petite place de Marrakech où travaillent en plein vent quelques artisans juifs.
Elle se trouve à l'entrée du mellah, contre le Dar- El-Bedi, vieux palais saadien
aux murs à pic dont il ne subsiste que quelques salles nues, de grands bassins
desséchés, des terrasses brûlantes et des remparts où les cigognes font leur nid,
pareils à d'énormes fagots. Au temps où se dressaient dans le ciel les pavillons
à toit vert d'El Mansour (lequel faisait venir son marbre d'Italie et le payait
poids pour poids en sucre), les Ihoud grouillaient déjà dans ce bas quartier de
Marrakech et s'employaient aux mêmes tâches méprisées, soudant le fer, rapetassant
le cuir. Depuis les siècles ont passé sur eux, avec des guerres, des pestes, des
famines, et ils n'ont rien changé de leurs coutumes, portant toujours les mêmes
calottes noires sur leurs mèches crasseuses… " TOURISME Situés à l'écart des circuits
proposés, deux mosquées méritent un détour qui vous permettra d'admirer leurs
beaux minarets qui datent de l'époque mérinide mas qui sont de tradition almohade.
Ayant pour modèle celui de la Kasba (la Koutoubia était trop exceptionnelle pour
être reproduite), les minarets de Ben Salah et de Moulay el Ksour sont des hommages
au génie des artistes du 12e siècle. Le minaret construit vers 1330, par des particuliers,
domine un oratoire de petite dimension. De taille moyenne, il est couronné par
un lanternon mince et très haut dont l'ornementation accuse l'élan. Le décor polychrome,
souligné par l'opposition de brun rose de la brique au bleu vert des faïences,
est en parenté étroite avec le minaret de la Kasba. La mosquée Ben Salah Le minaret,
contemporain de celui de Ben salah, est caractérisé par la force et la grâce.
Appuyé sur trois arcades qui semblent écrasées, le décor d'entrelacs et de crochets
floraux s'étale sur toutes les faces. C'est merveille d'avoir pu réaliser en briques
un réseau aussi souple et aussi complexe et entasser autant de détails sur une
aussi faible largeur. La mosquée Moul el Ksour CINEMA Le Guido Nro 4 "Alexandre
le Grand" d'Oliver Stone Depuis plusieurs mois, une partie des équipes du prochain
film d'Oliver Stone est installée à Essaouira ; repérages, construction de décors,
recrutement de figurants Marocains et étrangers… Le tournage devrait débuter vers
la fin du mois de septembre sur plusieurs sites du Maroc, dont Essaouira. La construction
d'arènes a lieu au sud de la ville, en bord de mer, tandis qu'un marché aux chevaux
est en préparation au nord, en direction de Safi. Ce film, d'un budget de 150
millions de dollars réunira des acteurs anglais, français, irlandais et marocains.
Le rôle principal sera tenu par Colin Farell, jeune irlandais talentueux ayant
déjà côtoyé les plus grands du cinéma actuel. Le Festival International du Film
de Marrakech rendra hommage au réalisateur américain Oliver Stone. Festival International
du Film de Marrakech La troisième édition du FIFM se déroulera dans la ville rouge
marocaine, du 3 au 8 octobre 2003 sous l'égide de Mélita Toscan du Plantier, veuve
de Daniel Toscan du Plantier. Le FIFM rendra hommage à l'homme et à son parcours
professionnel. La directrice de cette prochaine édition travaille en étroite collaboration
avec la Fondation du Festival présidée par SAR le Prince Moulay Rachid et dont
le vice-président est André Azoulay. La compétition opposera douze longs métrages
ainsi que dix courts métrages, de sélection internationale. Parallèlement à cette
sélection de très nombreux autres films seront représentés. Le cinéma marocain
sera également présent. Le festival fêtera plus particulièrement cette année le
cinéma indien et rendra hommage à différents acteurs et réalisateurs. Diverses
rencontres et colloques de personnalités venues de tous les domaines du cinéma
viendront ponctuer cette manifestation. A l'heure où ces lignes sont imprimées,
la liste des films ne nous est pas parvenue. PRENOMS ARABO-BERBERES Plante parfumée,
prénom d'origine grecque (Zénobie), c'est aussi la petite fille du Prophète Mohamed,
elle est la mansuétude, on la vénère comme celle qui aide les pauvres. ZINEB:
celui qui suit son chemin, qui dirige les autres. Le bon guide. (ce prénom fut
celui donné à un prince, au Maroc, il y a environ une trentaine d'années: c'est
la raison pour laquelle autant d'hommes ayant cet âge se prénomment ainsi). RACHID:
prénom du Prophète; loué, comblé d'éloges. MOHAMED: NAWAL Eelle est la Grâce,
la faveur, le don, le profit: HISTOIRE DE MOTS Le Guido Nro 4 SORBET L'été est
là, la chaleur, les envies de laisser fondre dans la bouche une substance glacée
: une halte rafraîchissante, à l'ombre d'un parasol, un sorbet en cornet dans
la main ou en pot sur une table. Le délicieux mélange sucré glacé dans la bouche,
avoir chaud devient plaisir. SORBET est emprunté (1544) à l'italien sorbetto,
lui-même emprunté, par le turc chorbet, à l'arabe dialectal churba "boisson",
arabe classique charab; l'espagnol a sorbete, le portugais sorvete. Le mot a désigné
une boisson glacée fondante puis une préparation orientale à base de sucre et
de citron et la boisson obtenue en battant cette préparation avec de l'eau (av.1806).
Depuis le 18e siècle, le mot désigne spécialement une préparation glacée à l'eau
(à la différence de la glace et de parfait) et aux fruits. Cette acception est
la seule vivante pour sorbet, mais tel n'était pas le cas au 19e siècle, comme
en témoigne l'expression sorbet glacé (1871) qui serait au 20e siècle pléonastique.
Les souks d'Alep pendant les croisades "Non loin des gargotes s'entend le tintement
caractéristique des vendeurs de charab, ces boissons fraîches aux fruits concentrés
que les Franj* emprunteront aux Arabes sous forme liquide, sirop, ou glacée, sorbets."
(Extrait de Amin Maalouf, Les Croisades vues par les Arabes.) *Ce mot désignait
indistinctement tous les croisés venus d'Europe. INSTANTS SOUIRI Arrivée au carrefour
des routes du littoral et bientôt au sommet d'une dune morte apparaît l'ample
panorama de mer et de sable qui enveloppe Essaouira. L'émotion est toujours aussi
violente quelle que soit l'heure de la journée. La ville s'étale au-delà de ses
remparts et gagne le long de l'admirable courbe de sable de sa baie fermée par
les îles Purpuraires. La corniche de la plage atteinte, avec son boulevard Mohamed
V tout piqué d'araucarias, la mer brise et déferle sous le vent du large, les
eaux chargées de sable ont une teinte presque brun orangé, quasi pourpre. J'entre
dans la cité du bord de l'océan avec ses portes de pierres basses, ses murs aux
couleurs passées. Son essence est un excellent antiseptique et tonifiant. Son
huile est bactéricide et cicatrisante. Il est recommandé pour les soins de la
peau (eczéma, acné, psoriasis) ; c'est un merveilleux after-shave. Le bois brûlé,
exhale une odeur chaude, sucrée, boisée, persistante et agréable. C'est l'une
des senteurs les plus attirantes de l'univers des huiles essentielles. BOIS DE
SANTAL Proverbe marocain: Si tu es aimé par la pleine lune, que t'importe si les
étoiles s'estompent. Il arrive qu'une jeune fille aime un homme, mais que la famille
n'approuve pas son choix ; à ce moment là, il y a un conflit entre elle et ses
parents, jusqu'au jour où ils cèdent pour qu'elle ne se révolte pas davantage.
EXPOSITIONS Le Guido Nro 4 TAROS Place Moulay Hassan ESSAOUIRA Tél.: 044 47 64
07 Enfant, déjà, Maria fut primée dès ses premières œuvres à l'âge de 10 ans.
Elle s'intéresse jusque dans les années 80 à toutes les facettes de l'art, dont
le théâtre. MARIA JOSE CUMBRERAS C'est en 1987 qu'elle s'installe sur l'île de
la Grande Canarie et ouvre sa propre galerie d'art à Playa Del Inglès. Elle expose
dans différentes capitales européennes et accepte quelques travaux privés de peinture
à fresque entre autre. Cette année Maria propose une exposition itinérante au
Maroc avant d'aller exposer en 2003 en Allemagne. Son œuvre nous transporte dans
le monde des songes, des désirs, des échecs ou des insatisfactions sans autre
bagage que son sac à dos rempli de tubes de peinture, de palettes souillées, avec
une débordante ardeur au travail, pour continuer à créer, vivre, et faire vivre,
tout en jouant avec la matière, les transparences, les reflets, les ombres et
les lumières de ses couleurs et des objets qu'elle représente. Originaire de Safi,
Nawal est une jeune artiste marocaine autodidacte. Elle surprend par son trait
naïf où les couleurs vives et harmonieuses créent une relation avec l'espace en
donnant vie à un univers très personnel. L'amour, la séduction, la relation homme-femme
sont omniprésents ; mais elle nous révèle également un monde imaginaire où l'étrange,
l'inquiétant et le merveilleux se côtoient. NAWAL CHRAIHA Restaurant le KM 8 à
8km sur la route d’Agadir Tél.: 066 25 21 23 Un breton déraciné amoureux de la
mer et de la photo, deux passions réunies autour des “Charpentes marines” du port
d’Essaouira. François VILLENEUVE Née le 9 Mai 1970 à Tanger, Houda KHALLADI a
commencé a peindre dès son plus jeune âge. Après ses études, elle suit des cours
de dessin à l'école "Formes et couleurs " de Lausanne. L'artiste peint principalement
les fleurs, avec un soucis du détail et l'éclat des couleurs. un sentiment de
fragilité et légèreté se dégage de sa peinture. Actuellement son travail se concentre
sur la calligraphie arabe, avec un grand éclat de couleurs, et l'architecture
avec le soin du détail. Houda KHALLADI Jeune peintre algérienne expose du 12 septembre
au 31 octobre 2003. Diplômée de l'école des Beaux Arts de Lyon, son atelier est
situé dans les Monts du Lyonnais. Attirée depuis toujours par la couleur, la joie
de vivre et les voyages, Leïla aime jouer avec ces petits riens de papier voués
à l'oubli mais pourtant chargés d'histoires. Leïla Moumen: Orange bleue 18 Rue
Zayan - ESSAOUIRA - Tél.: 062 60 73 13 Ses " Tranches de vie " reflètent le plaisir
ludique du collage et celui sensuel de la peinture dans laquelle l'on trouve une
approche très personnelle tactile et textile. Vernissage le vendredi 12 septembre
2003.
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