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LEGUIDO5:
SOMMAIRE Numéro 5 Octobre-Novembre 2003 Université Internationale des Jeunes POEME
“…Le temps tourne avec les astres Combien de gens y ont vécu dans la fête et la
joie ? Pourtant le temps les a trahis en les égorgeant Sans couteau… Le temps
tourne, tourne, Et les générations passent et repassent.” Extrait d'un poème (Malhune),
fin XIXe siècle Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, du 25
au 31 août 2003, plus de 400 jeunes se sont réunis à Essaouira, autour du thème
générique de la “Paix et la Modernité”. Les différents débats, se sont achevés
par la “Déclaration d’Essaouira” que nous vous livrons ci-dessous. EDITO Comme
chacun le sait, ou le découvrira, les élections municipales d'Essaouira se sont
déroulées, et le " Guido " tient à souhaiter bon courage à la nouvelle équipe,
lui adressant tous ses voeux de réussite... Les ancêtres du Guido 1913: La Gazette
de Mogador. 1922: Le Réveil de Mogador. 2003: Le Guido. LES FORTS D'ESSAOUIRA
Pour protéger la ville des incursions des pirates, deux forts avaient été construits
par le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdellah, fondateur de la ville. BALLADE VERS TALMEST
LES SOUKS HEBDOMADAIRES Plus d'un millier de souks (marchés hebdomadaires) fonctionnent
au Maroc aussi bien en milieu rural qu'aux portes des villes. Ils entraînent chaque
semaine le déplacement ... Qu'est-il donc arrivé aux Beni Antar ? Ce quartier
des Beni Antar et l'un des grands et principaux quartiers constituant le tissu
de l'ancienne ville d'Essaouira. Comme les autres,... Sept villes dans la ville
Agglomération de plus de 800 000 hab. aujourd'hui, en position dominante dans
sa région, Marrakech s'est développée en étoile distendue,... LES REMPARTS, LES
PORTES ET LES FONTAINES Marrakech est entourée de remparts en pisé qui se développent
sur plus de 15 kilomètres et qui sont, par intervalles, flanqués de tours de style
différents dénotant l'empreinte des diverses époques de leur édification. INSTANT
SOUIRI Petit Glossaire PRENOMS ARABO-BERBERE EDITO Le Guido Nro 5 Comme chacun
le sait, ou le découvrira, les élections municipales d'Essaouira se sont déroulées,
et le " Guido " tient à souhaiter bon courage à la nouvelle équipe, lui adressant
tous ses voeux de réussite et ne doutant pas qu'elle saura faire perdurer et garder,
le cachet, le développement, la reconnaissance et la magie de cette cité, qui,
avec les années, a su retenir par son image d'ouverture et de chaleur, l'attention
des Marocains et des étrangers. Les grosses chaleurs, l'agitation et les animations
estivales passées, la douceur automnale caractéristique du Sud marocain laisse
les envies flâner dans les villes. Découvrir au hasard des coins de rues de nouvelles
demeures, de nouvelles architectures, prendre le temps de lire à la terrasse d'un
café, au soleil moins agressif, écouter de nouvelles sonorités musicales sous
les lumières chaudes du soir, telles peuvent se concevoir les objectifs du mois
à venir, en vacances ou pour rompre les semaines de travail. Les villes ne s'endorment
pas, les activités se poursuivent faisant vivre les cités aux sons et aux ambiances
de leurs festivals, de musique pour Essaouira ou de cinéma pour Marrakech. Les
rendez-vous culturels sont nombreux, laissez-vous dicter vos choix par quelques
mots simples : convivialité, différence, ouverture au monde. Presse Le Guido Nro
5 Les ancêtres du Guido C'est à Tanger que parurent les premiers journaux en langue
française au Maroc. Le "Réveil du Maroc" parut le 14 juillet 1883: “journal, politique,
commercial et agricole” à l'initiative de monsieur Levy-Cohen, né à Tanger mais
dont la famille était originaire de Mogador. La presse au Maroc au début du 20e
siècle. En 1905, naissait toujours à Tanger le premier quotidien, la "Dépêche
marocaine". C'est ensuite à Casablanca que naissent la “Vigie marocaine” en 1908
puis l' “Action marocaine” en 1910 et à Rabat le “Journal de Rabat” en 1912. En
mars 1913 fut créé à Mogador un hebdomadaire la “Gazette de Mogador”: il était
écrit à la main sur un grossier papier rose et imprimé à la gélatine. Malgré son
exiguïté, son nombre très limité de pages, il essayait d'imiter ses confrères
casablancais en publiant quelques lignes de feuilleton, une chronique de mode,
une caricature et une page d'annonce. Le directeur - propriétaire était M. R.Bourneuf.
1913: La Gazette de Mogador. Faire paraître alors un journal n'était pas toujours
choses facile, les obstacles étaient nombreux; les locaux étaient rares, le matériel
sommaire, le personnel inexpérimenté. Pour des feuilles imprimées à bras le travail
de rédaction se faisait sur un coin de table boiteuse dans quelque salle d'ancien
fondouk, éclairée au pétrole ou à la bougie. Après la première guerre mondiale,
dans les années 1920, la presse au Maroc connut un véritable “boom”. C'est ainsi
que Mogador se vit doter en 1922 du “Réveil de Mogador” et que paraissaient à
Marrakech l'“Atlas”, le “Sud marocain” mais aussi la “Voix du Sud” et le “Réveil
du Maghreb”. 1922: Le Réveil de Mogador Les conditions techniques ne s'améliorent
que très lentement. Si à Casablanca et Rabat existait dès 1914 de véritables imprimeries
capables de faire paraître les journaux dans des conditions satisfaisantes, il
n'en était pas de même ailleurs. 2003: Le Guido A Mogador M. Bourneuf imprimait
la “Gazette de Mogador” sur une machine à polycopier. A Fès, à Meknès, de vieilles
presses tiraient à peine plus d'une centaine d'exemplaires à l'heure. Mais les
tirages étaient peu importants: quelques centaines d'exemplaires à peine; les
journaux, sauf ceux de Casablanca et Rabat, sont locaux et n'ont aucune diffusion
au-delà des villes où ils naissent. Mathieu Chedid et Patrice Renson, Livre-Disque,
Ed. du Seuil, 35€ Ces photographies en noir et blanc donnent à voir, à sentir,
à deviner Essaouira, ses habitants, son âme. Essaouira, ancienne Mogador, ville
mythique du Sud marocain, est une ancienne place forte pleine de vie et de souvenirs
que l'on découvre, entre ombre et lumière, avec ses pêcheurs, ses badauds, ses
femmes, ses enfants.... Ces photographies sont légendées par Mathieu Chedid, poête
et sensible, captivé par cette ville marine, à la fois singulière et multiple,
authentique et mystérieuse comme ces gens qui déambulent à un rythme bien différent
du nôtre. Ces photographies accompagnent un disque dans lequel résonnent les rumeurs
de la médina, les humeurs de ses rues, le bruit de sa vie, la musique de son âme,
et des chansons signées Mathieu Chedid. “Les Ames de Mogador”, un carnet de voyage
à deux au cœur du Maroc. Patrice Renson est musicien de profession et photographe
de plaisir. “Les Ames de Mogador” Histoire LES FORTS D'ESSAOUIRA Le Guido Nro
5 Pour protéger la ville des incursions des pirates, deux forts avaient été construits
par le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdellah, fondateur de la ville: - Borj el oued
(fort de l'oued) - Borj al baroud (fort de la poudre) Borj el oued En réalité
ce fort porte le nom de Sidi Mohamed Ben Abdellah. Il se situe sur la baie entre
l'île de Mogador et le village de Diabet. De la ville, il pourrait ressembler
à un énorme amas de rochers posé sur le sable. On y accède facilement à marée
basse, en longeant la plage d'Essaouira et juste après avoir traversé l'embouchure
de l'oued Ksob. Il était de forme carrée, très haut avec un logement pour les
gardiens. En 1272 (de l'Hégire), il avait été détruit par une forte crue de l'oued
Ksob et par une très forte marée. Il est toujours là où il avait été édifié, complètement
détruit, luttant avec courage et obstination contre vents et marées. Son emplacement
se situait entre Bab Marrakech et le marabout de Sidi Mogdoul. C'était un petit
fort isolé qui servait de dépôt aux munitions. On disait qu'il avait la forme
d'une grande maison carrée surmontée de créneaux pour observer, et, en cas de
nécessité, tirer à l'abri des coups de l'adversaire. A l'époque du protectorat
et dans le cadre de la construction de la route (actuel boulevard Mohamed V, ex
avenue de la mer et ex quartier Hamou), ce fort fut détruit en totalité. Borj
al baroud Histoire de mots “Quel souk !”, “Rangez- moi ce souk !”, “C'est le souk
chez vous !” ….autant d'expressions familières et quotidiennes dans la langue
française, synonymes de désordre, fouillis, bazar, manque d'organisation, de rangement…
Nom masculin emprunté (1835) à l'arabe “suq” signifiant “marché”. “Souk” désigne
spécialement un marché couvert qui, dans les pays d'Islam, réunit boutiques et
ateliers dans un dédale de rues. Par figure et familièrement, le mot se dit d'un
lieu où règne le désordre, l'agitation, le bruit, suivant la même évolution que
“bazar” (mot d'origine persane). Dans un contexte abstrait il équivaut à “désordre”.
Cette acception familière est très vivante en français contemporain. Le souk est
soit une ville éphémère, une journée par semaine, installée en périphérie d'une
ville ou en pleine campagne, soit un quartier spécialisé d'une médina (souk aux
bijoux, aux épices, aux bouchers…etc). Dans les deux cas l'organisation de ces
souks est très structurée. L'organisation interne des souks est, contrairement
à une idée reçue développée par les Européens et assimilant le souk au désordre,
très rigoureuse. La disposition des étalages, la hiérarchie des commerces dans
l'espace, sont le résultat d'un ordonnancement qui n'a rien à envier à celui des
quartiers d'une ville ancienne. Seuls la foule, le bruit et l'agitation qui règnent
sur les souks peuvent faire perdre de vue cette stricte organisation en espaces
spécialisés. Comment en est-on arrivé à cette signification ? REPORTAGE Université
Internationale des Jeunes Le Guido Nro 5 Sous le Haut Patronage de Sa Majesté
le Roi Mohamed VI, du 25 au 31 août 2003, plus de 400 jeunes se sont réunis à
Essaouira, autour du thème générique de la “Paix et la Modernité”. Les différents
débats, se sont achevés par la “Déclaration d’Essaouira” que nous vous livrons
ci-dessous. DECLARATION D'ESSAOUIRA - Considérant que la tenue de cette université
est un acquis à mettre en relief et à soutenir par des actions concrètes, pratiques
et inscrites dans la longue durée; - Convaincus de leur attachement ferme et clairvoyant
aux principes et aux valeurs des droits humains comme garantie inaliénable au
dialogue, à la compréhension et au respect de l'Autre, fondements essentiels et
incontournables de la paix et à la compréhension internationale; - Affirmant leur
rejet catégorique du terrorisme et de la violence comme moyens de pression politique
et de désorganisation des sociétés, sans toutefois que la lutte contre le terrorisme
remette en cause les acquis et les aspirations démocratiques; - Appuyant énergiquement
les projets de société démocratique engagés dans leurs pays respectifs; - Réaffirmant
leur volonté d'apporter toute l'aide et l'appui nécessaires aux organisations
de la société civile, dans leurs différentes orientations et particularismes,
afin de réussir l'insertion efficiente des jeunes dans les processus de développement
culturel, économique, social et politique aux plans local et national, surtout
que la jeunesse est la première à souffrir des déficiences en matière de chomage,
d'encadrement éducatif et d'intégration sociale; - Soucieux d'enrichir et d'approfondir
le caractère interculturel et multi-identitaire qui a présidé aux travaux et à
l'organisation de l'Université Internationale des Jeunes d'Essaouira; Invitent
les organisateurs de cette première Université à saisir l'opportunité de ces assises
afin d'assurer un suivi des différentes conclusions auxquelles les jeunes réunis
à Essaouira ont abouties, afin d'assurer une meilleure adéquation entre leurs
attentes et les impératifs d'encadrement nécessaire à l'aboutissement des ambitions
ayant préfiguré la tenue de cette première Université. A cet effet, les participants
à l'Université Internationale des Jeunes d'Essaouira décident: 1/ L'institutionnalisation
de la tenue de l'Université des Jeunes à Essaouira, pour en faire un campus annuel
au sein duquel s'exprimeront toutes les sensibilités et toutes les potentialités
de la jeunesse marocaine, européenne et internationale; 2/ La ponctuation de cette
Université par des rencontres régionales régulières afin d'offrir à la jeunesse
des différentes villes et localités du Maroc la possibilité de tirer profit des
expériences réciproques, qu'elles soient d'origine nationale, européenne et internationale;
3/ La mise en œuvre d'un site Internet qui constituerait un campus permanent d'échanges
et de dialogue continus entre les jeunes; Sachant que l'Université Internationale
d'Essaouira a constitué un espace privilégié de dialogue, de communication et
de contacts directs entre les jeunes et désireux de rationaliser les enjeux attendus
de cette université, les participants recommandent: - La création d'un espace
associatif des jeunes afin d'assurer l'encadrement le plus large possible de la
jeunesse dans le monde urbain et rural; - La mise en place de structures locales,
régionales et nationales dans le but d'assurer la formation des jeunes, dans le
cadre d'un partenariat international initié par les gouvernements de Catalogne
et du Maroc; - La promotion des échanges réguliers et permanents entres les Jeunes
par une approche de proximité interculturelle et multi-identitaire; - L'inscription
des actions de l'Université des Jeunes dans la vision stratégique de la modernité,
du développement économique et social et des valeurs démocratiques, supports directs
et indélébiles de la paix et de la tolérance. BALLADE VERS TALMEST TOURISME Le
Guido Nro 5 LES SOUKS HEBDOMADAIRES Plus d'un millier de souks (marchés hebdomadaires)
fonctionnent au Maroc aussi bien en milieu rural qu'aux portes des villes. Ils
entraînent chaque semaine le déplacement de plusieurs millions de personnes et
réunissent de 20 étalages (pour les plus petits souks) jusqu'à plus de 3000 commerçants
pour les plus gros marchés de Chaouia-Doukkala. Leur couverture du territoire
est assez régulière - exception faite des zones présahariennes et sahariennes
- et l'on trouve un souk tous les 9-10 Km dans la partie nord du pays. Le souk
constitue une ville éphémère, quelques heures durant, une ou deux fois par semaine,
une ville de toiles blanches que l'on aperçoit de loin, où les tentes des commerçants
voisinent avec les étals de fellahs, les emplacements occupés par les réparateurs
et prestataires de services et une foule de petits revendeurs. Les souks constituent
un élément de ressources financières pour les communes qui les abritent par la
perception de droits sur les étalages, le bétail, l'abattage. Ceci peut expliquer
l'énergie déployée par de petites communes pour obtenir un marché, même si la
non viabilité de la plupart de ces micro-organismes et leur rapide disparition
sont prévisibles. Extrait de “Maroc, Régions, pays, territoires”, J.F.Troin, Ed.Maisonneuve
Larose/Tarik, 2002 Essaouira est une “ville en isolat”. Le massif dunaire qui
l'entoure, la forêt, le passage à distance de l'axe routier Safi-Agadir, un arrière-pays
pauvre, l'ont handicapée dans son affirmation comme centre régional. Sa campagne
est parsemée de gros villages. HAD DRA Sa campagne est parsemée de gros villages.
Had Dra, sur la route nationale Safi-Agadir (prendre à la sortie d'Essaouira la
direction de Marrakech, puis, à Ounara, prendre la direction de Casablanca et
faire environ 4 Km), fait fonction de centre relais et est presque le “remplaçant
commercial” d'Essaouira. Le souk de Had Dra a lieu le dimanche matin. Il est préférable
de s'y rendre de bonne heure, d'autant plus que la vente du bétail a lieu très
tôt. Le marché couvre une surface importante, l'activité y est intense. Chaque
“quartier” a son charme: multitude de tente de coiffeurs, étalages d'épices ou
de légumes multicolores, boucheries, grandes tentes de repos pour boire un thé
ou manger une brochette, vendeurs de paniers, nattes, vêtements, conserves, pots
ou bougeoirs en métal de récupération, jarres en pneu, cordonniers…..se laisser
envahir par ce festival de couleurs et d'odeurs. Pour profiter d'un dimanche loin
d'Essaouira et pour un total dépaysement, vous pouvez poursuivre votre route en
direction de Casablanca jusqu'à Talmest (environ 25 Km de Ounara). Dans le village,
laisser la voiture et descendre au bord de l'oued. BALLADE VERS TALMEST Le longer
(ballade d'environ 1 à 2 heures) jusqu'au village suivant. Ici, le décor change,
la région est vallonnée et arborée: les arganiers ont fait place aux eucalyptus,
oliviers, figuiers, roseaux le long de l'oued et plantes grasses. Des retenues
d'eau permettent de se baigner ou de se mouiller. Par endroit le lit de la rivière
s'élargit et est traversé par des canalisations d'irrigation. Il est possible
de manger en route ou d'acheter de quoi boire. Le retour au village peut s'effectuer
en charrette (5 DH). LES BENI ANTAR Tourisme (Suite) Le Guido Nro 5 Ce quartier
des Beni Antar et l'un des grands et principaux quartiers constituant le tissu
de l'ancienne ville d'Essaouira. Comme les autres, ce quartier est traversé par
tout un ensemble de rues, ruelles et impasses: il se situe à l'ouest de la cité.
Le clan (quartier) des Beni Antar étaient des corsaires. Cette tribu, originaire
du Nord de Fès, fut appelée par le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdellah pour peupler
la ville d'Essaouira après sa construction. Ce clan comprend le quartier des Alouj
où résidaient les convertis à l'Islam ayant participé à la construction de la
ville et à la défense de ses fortifications. L'endroit où ils furent installés
dans la ville n'a jamais changé de nom jusqu'à ce jour. Ce clan s'opposait au
deuxième principal clan de la ville, les Chbanates, qui, eux résidaient dans la
partie Est de la cité. La mer les a emportés, que Dieu nous en préserve. Vaillant
compagnon, frappe ton bendir et porte les amandes sur les barcasses Les voiliers
attendent au large… Qu'est-il donc arrivé aux Beni Antar ? Extrait du “Rzoun”,
théatralisation de conflits réels qui opposaient les deux clans de la ville, et
qui était chanté, récité, improvisé au moment des fêtes de l'Achoura (nouvel an
musulman). Petit Glossaire Agadir: Grenier collectif fortifié Agdal: Pâturage
d'altitude dans les montagnes de l'Atlas Caïdat: Circonscription administrative
placée sous le contrôle d'un caïd, agent d'autorité nommé par le Ministère de
l'intérieur Douar: A l'origine, campement de tentes disposé en cercle; par extension,
hameau ou village et, en zone urbaine, quartier périphérique de type rural non
encore intégré à la ville Riyad ou riad: Jardin irrigué de plaisance et de prestige;
grand jardin intérieur d'une demeure urbaine (définition de P.Pascon, 1977) Seguia:
Canal, voire simple rigole d'irrigation, creusé dans la terre ou bétonné Zaouia:
Confrérie, établissement religieux, sanctuaire autour du tombeau d'un saint vénéré.
FATIMA Premier prénom féminin par l'histoire religieuse; femme du Prophète Mohamed,
c'est elle qui a assuré toute sa descendance. Sens du prénom: “jeune chamelle
sevrée”. IL révèle toute la couleur arabe bédouine et tribale de la civilisation
du désert, des chameaux et des caravanes… LATIFA “Bon mot”, mot spirituel ou piquant,
celle qui est fine, subtile PRENOMS ARABO-BERBERE: Prénoms féminins HICHAM Le
généreux et bienfaiteur BOUJEMAA Rassembleur, celui qui est intègre, sans défaut,
prénom populaire, campagnard Tiré de: “Le Livre des prénoms du monde arabe”, Ghita
El Khayat, Eddif Prénoms masculins MARRAKECH Sept villes dans la ville Le Guido
Nro 5 Agglomération de plus de 800 000 hab. aujourd'hui, en position dominante
dans sa région, Marrakech s'est développée en étoile distendue, pivotant en quelque
sorte autour de sa médina fort peuplée (190 000 hab. sur 700 ha) pour constituer
un vaste ensemble bâti d'une vingtaine de milliers d'hectares en ce début de siècle.
Sept villes dans la ville ? La médina de Marrakech, l'une des plus importante
du Maghreb, tout en restant un pôle d'attraction central pour la population rurale,
citadine et touristique, n'est plus structurellement un ensemble unique: elle
a éclaté en une série de cellules urbaines différenciées dont certaines se prolongent
en zones péricentrales voire suburbaines. Il n'est donc plus possible d'analyser
Marrakech en termes de médina opposée à des périphéries ou à des faubourgs hors
remparts, mais il faut l'envisager comme un ensemble de quadrants disposés en
arc de cercle. De même que l'on parle de la “ville des sept saints”, on pourrait
presque appeler Marrakech la “cité des sept villes”. La vieille ville historique
(que les Européens ont appelé médina au Maghreb, alors que médina signifie plus
largement “ville” en langue arabe) constitue d'Afrique du Nord au Moyen-Orient
le cœur des cités. C'est au Maroc que ces médinas sont les plus nombreuses et
occupent en surface totale l'aire la plus étendue. En effet, à côté de grandes
médinas (Fès, Marrakech, Meknès, Rabat, Salé, Tétouan, Tanger, Oujda), il existe
un grand nombre de plus petits organismes sur l'ensemble du territoire marocain
(Asilah, Larache, Azemmour, El Jadida, Safi, Essaouira…sur le littoral atlantique,
ou encore dans l'intérieur du pays: Chefchaouen, Ouezzane, Taza, Sefrou, Taroudant…)
en se limitant aux cités où la médina est encore fonctionnelle aujourd'hui. Les
médinas C'est dire que le patrimoine historique, culturel et architectural constitué
par ces médinas marocaines est considérable. Les composantes morphologiques de
cette vieille ville sont bien connues: une ceinture de remparts plus ou moins
bien conservée, une structure viaire radio-concentrique, un pôle cultuel central,
la Grande Mosquée, entourée d'établissements religieux (médersa), des quartiers
spécialisés de souks associant commerce et artisanat, la présence fréquente d'une
forteresse latérale (kasba, ksar). Ensuite se détachent des quartiers résidentiels
péricentraux, toujours intra muros, dotés de leur équipement de base: ruelles
du commerce quotidien, bains publics (hammam), caravansérails (fondouk). Des impasses
(derb), regroupant fréquemment des cellules familiales élargies, assurent des
transitions progressives des espaces publics aux demeures privées. Ces vieux ensembles
urbains, malgré leur position géographique centrale, vont subir de plein fouet
pendant la période coloniale la concurrence des nouveaux quartiers de type européen,
et dès les années trente une vigoureuse “crise des médinas” va les affecter. Le
départ des familles aisées et respectées, anciens bourgeois citadins, vers les
villas à l'occidentale de la périphérie, la tentation de l'appartement moderne
pour les classes moyennes, l'installation de centres administratifs, commerciaux,
de services hors du périmètre intra muros, la délocalisation de certains ateliers
de production vers les marges de la vieille ville vont très vite faire des vieux
centres historiques des espaces d'abandon et de délabrement. D'après Maroc: régions,
pays, territoires, J.F.Troin, Maisonneuve larose/Tarik, 2002. La MENARA est un
lieu mythique qui dans sa simplicité, son élégance et ses racines historiques,
est devenu un des symboles les plus célèbres et les plus populaires de la ville
de MARRAKECH et du MAROC en général. Venez découvrir ce spectacle écrit par Pierre
MARCOURT. LES REMPARTS, LES PORTES ... ...ET LES FONTAINES Le Guido Nro 5 Marrakech
est entourée de remparts en pisé qui se développent sur plus de 15 kilomètres
et qui sont, par intervalles, flanqués de tours de style différents dénotant l'empreinte
des diverses époques de leur édification. Les fortifications de la vile furent
édifiées vers 1130, puis en partie démantelées à la suite de sièges successifs
et furent reconstruites à plusieurs reprises. Les remparts sont percés de dix
portes dont certaines monumentales ne manquent pas d'intérêt. Les portes de Marrakech
sont originales et sont en quelque sorte des prototypes: le lent développement
et les transformations progressives des portes almoravides ont conduit au modèle
almohade qui s'est répandu sur l'ensemble du Maroc (Rabat (Oudaïas) - Tinmel -
Fès). Ces portes, qui ne doivent rien à l'Orient, sont le fruit de l'art hispano-mauresque,
comme le témoigne leur brusque apparition (XIème siècle) au Maroc, au moment de
la conquête de l'Espagne. Les portes: Bab Djedid, Bab Doukkala, Bab el Khemis,
Bab debbagh, Bab Eilen, Bab Aghmat, Bab Ahmar… Bab ad-Debbagh et les tanneurs
Après Bab el Khemis, le chemin longe l'oued Issil, étroite et profonde déchirure
sans eau. Continuer vers le Sud en direction de Bab ad-Debbagh. C'est une porte
très curieuse: il faut tourner cinq fois avant d'accéder à l'intérieur de la ville.
Elle est probablement de conception almohade. Un escalier conduit à la terrasse.
Côté médina s'étale le quartier des tanneurs d'où émanent les remugles des peaux.
L'histoire et les légendes attestent l'ancienneté de ces activités. “Le roi Suleyman,
qui est aussi le Roi noir, commandait toutes les légions de génies. Un jour, certains
d'entre eux se révoltèrent contre leur roi. Alors pour les punir, le Roi noir
leur ordonna de tanner une peau de taureau, la plus dure à travailler, dont ils
firent des semelles de babouches. Depuis ce jour, des hommes piétinent les peaux
dans les fosses. Pour rappeler cet évènement, chaque année, au printemps, dans
les jardins de Bab Doukkala, les tanneurs conduisaient un taureau sacrificiel
dont ils consommaient la chair et tannaient la peau pour en faire des semelles.
Appauvris, les tanneurs ont oublié ces rites. Si jadis on disait: “la maison des
tanneurs est la maison de l'or”, aujourd'hui la réalité est bien différente: le
noble métier de tanneur a perdu son haut rang et ces lieux, autrefois florissants,
ne connaissent plus qu'une activité ralentie du fait de la concurrences des tanneries
industrielles. Les tanneurs, souvent d'origine berbère, ont conservé les techniques
et les méthodes de travail de leurs ancêtres. Une grande partie du travail s'effectue
dans les vastes cours trouées de cuves à chaux, à tanin et de rinçage. A la périphérie,
les petits ateliers, dont le toit sert au séchage des peaux, sont utilisés pour
les travaux de finition, effectués avec un outillage rudimentaire: grattoir écharnoir
(hadida) - polissoir (sédria)…Les ingrédients nécessaires sont broyés dans le
quartier: l'écorce de grenade pour la pigmentation en jaune des cuirs, les takkout
galles de tamaris pour l'assouplissement des peaux, les tannins debbarh de chêne
vert, de chêne liège ou de mimosas. Al Omari, auteur égyptien du 14e siècle “Marrakech
est à égale distance de la mer Océane et du Sahara, à quarante miles de la mer
et autant du Sahara. C'est la seconde des capitales. Plusieurs m'ont parlé de
l'ampleur de ses maisons et de l'étendue de ses habitations, des palais qu'y possèdent
les Beni'Abd et Mu'men, de ceux de leurs enfants et des personnages de leur entourage
militaire. C'est au point que l'on dit que si un homme placé à l'intérieur de
la maison en appelle à très haute voix un autre placé à l'autre extrémité, celui-ci
ne l'entend point tant le logis est vaste. Ella a sept milles de tour, dit Ibn
Sg'id, et elle est vaste à perdre le regard. Elle a été construite par l'émir
des musulmans Yussef ben Tasfin, qui y édifia tout d'abord le palais dit “Palais
de pierre”, autour duquel la population construisit ensuite. Plus tard, ce fut
Yussef, c'est-à-dire Abu Ya'qub ben 'Abd el Mumen qui l'agrandit, en fit une ville,
l'orna, l'étendit, y amena les eaux et y fit les plantations. Le minaret de sa
grande mosquée appelée El Kutubiyin est en pierre et a une hauteur de cent dix
coudées. A la porte de sa grande mosquée se trouve une horloge, placée à cinquante
coudées en l'air; à chaque heure de la journée, un poids de cent drachmes tombe
et fait sonner, par sa chute, des cloches dont le bruit s'entend au loin. On l'appelle
“El Manjana”. Aujourd'hui, elle ne marche plus.” Marrakech au XIVe siècle: LES
FONTAINES La multiplicité des fontaines publiques est l'une des particularités
de Marrakech. Certaines, d'origine très ancienne, forcent l'admiration par leurs
ornements de plâtres fouillés, la patine de leurs boiseries nues ou peintes, par
leurs faites en auvents recouverts de tuiles vernies. A voir particulièrement:
- Fontaine du Mouassin, celle de Bab Doukkala, de la Zaouïa, “Echrob ou Chouf”(bois
et regarde) En Bref Le Guido Nro 5 La médina, des livres… pour en savoir plus
- La médina de Marrakech: formation des espaces urbains d'une ancienne capitale,
Wilbaux Quentin, L'Harmattan, 2002 - Médinas du Maroc, Treal Ruiz, Arthaud, 2001
- Médinas du Maroc, Steven Ware et Cécile Treal, Arthaud, 2001 - Médinas; l'architecture
traditionnelle en Tunisie, Serge Santelli, Dar Ashraf Editions, 1992 - Médinas,
Jean Marc Tingaud, Tahar Ben Jelloun, Editions Assouline, 1998 EN PASSANT… Le
Maroc, au Moyen Age, était connu sous le nom de “Maghreb”, au sens très large
et très imprécis du mot. Certes aucun pays au Moyen age n'a eu de vraies frontières.
Mais sa mouvance politique s'étendait vers le Nord aussi bien que vers le Sud,
de même que vers l'Est. Le mot “Maroc” apparaît avec les Saadiens. Il résulte,
on le sait, de la contraction de Marrakech, capitale principale; soit la partie
pour le tout, mais un tout fortement réduit. La contraction par elle-même devient
révélatrice: les limites géographiques imprécises par excès pendant le Moyen age
sont devenues imprécises par défaut depuis le 16e siècle…. D'après Histoire du
Maroc, Jean Brignon, Hatier, 1967 La troisième édition du FIFM se déroulera du
3 au 8 octobre prochain dans la ville impériale marocaine sous la présidence de
l'actrice Nathalie Baye. Durant 6 jours, le Festival présentera plus de 70 films,
dont de nombreuses avant-premières marocaines. Les projections sont gratuites
et ouvertes à tous (dans la limite des places disponibles). Le réalisateur Allemand
Volker Schlöndorff sera le Président du Jury Long Métrage. L'acteur Britannique,
Jeremy Irons, quant à lui, présidera le Jury court Métrage. Deux tables rondes
professionnelles organisées par le FIFM et le Centre Cinématographique Marocain
auront lieu le lundi 6 octobre et le mardi 7 octobre au Palais des Congrès sur
les thèmes suivants : - Le film à la rencontre de ses publics ou comment optimiser
sa carrière - Tourner au Maroc aujourd'hui La programmation, se voulant internationale,
représentera 15 pays : - 12 films seront en compétition - 10 films du Mawahib
(talents), montrés en section parallèle Le cinéma marocain sera également présent
avec, entre autres, les 2 films remarqués lors de l'édition du festival de Cannes
2003 : " Mille mois " de Faouzi Bensaidi et " Les yeux secs " de Narjiss Nejjar.
Des projections seront organisées de films indiens, le Maroc ayant toujours eu
des relations privilégiées avec celui-ci. Festival International du Film de Marrakech
INSTANT SOUIRI Je pénètre dans la cité par Bab el Sebaa et l'avenue du Caire.
Je vais suivre sans détour les deux voies centrales, marquées de portes à trois
arches gardées de deux canons courts, Promenade… et, bordées d'arcades, l'avenue
de l'Istiqlal et la rue Mohamed Zerktouni qui conduit aux souk: la foule est dense
et les boutiques toutes ouvertes fortement achalandées; des vendeurs ont installé
leur éventaire dans la rue. Arrivée à l'autre bout, à Bab Doukkala, je m'enfonce,
vers le rempart de mer, dans l'ancien Mellah, le quartier juif, plus dégradé.
Plus loin, dans la rue Mohamed ben Adallah, souvent traversée de voûtes cintrées,
les épices, onguents, devantures de bijoutiers ou d'ébénistes s'affichent. Un
angle droit et voici la rue derb Laalouj vers le bastion Nord et la sqala de la
kasba. Un intérieur de ryad, par l'ouverture d'une porte m'enchante. Dans une
niche au coin d'une demeure de pierre, cette inscription: “Dans cette maison,
ancien consulat de France, l'explorateur Charles de Foucauld s'arrêta, le 28 janvier
1884, en provenance du Souss”. Une sélection offerte par Laurent du Taros, pour
des soirées à danser ou à écouter plus calmement…. - AFRICANISME, vol.1(2001)
et vol.2 (2003), mixed by Bob Sinclar: électro-Afro-Beat - CERRONE, 2001, par
Bob Sinclar: pour les nostalgiques des années disco, remixé à la mode actuelle
- HOUSE SOCIETY, 2 CD, (2001), Horty United Presents: compilation de house - LAURENT
WOLF, The first sunshine paradise, 2CD, 2003: Electro-Afro-Beat + techno - BEBEL
GILBERTO, Tanto Tempo, Remixes Musiques d'ici et d'ailleurs Un assortiment de
musique Gnawa et orientale proposée par Youssef (boutique sous l'horloge dans
la médina d'Essaouira) - TOYOUR GNAWA, avec Abdesslam Allikane - SAHA JAZZ - MOUKHTAR
GANIA, enregistré à Diabat en 2003 -TEX IN MARRAKECH -ORIENTAL CAFE (1,2 et 3)
-HAMMAM CAFE -RABIH ABOU KHALIL
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